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CHOSE PROMISE …..

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

Quelques recettes…

Une façon gourmande de lutter contre les crampes

 

 quinoa.jpg

Quinoa à la libanaise

Pour 4 personnes
4 tomates, 4 petits oignons blancs, 2 bouquets de persil plat, 1 bouquet de menthe fraîche, 100 g de quinoa, 2 citrons, 2 c. à s. d’huile d’olive, sel complet.

Plongez le quinoa dans deux fois son volume d’eau froide, portez à ébullition puis couvrez et comptez 12 min de cuisson à feu très doux. Attendez encore 3 min, feu éteint et sans soulever le couvercle, puis rincez sous l’eau froide pour refroidir les graines et égouttez-les.
Rincez le persil et la menthe, séchez-les entre deux feuilles de papier absorbant, ôtez les queues, puis ciselez-les très finement. Pelez et hachez les oignons. Détaillez les tomates en petits dés. Pressez les citrons.
Dans un saladier, mélangez le quinoa, les herbes, les tomates et les oignons. Arrosez du jus de citron et de l’huile d’olive, salez. Mélangez bien, puis laissez macérer deux heures au réfrigérateur avant de servir.

  

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Chutney aux pruneaux

Pour 4 personnes :
600 g de pruneaux, 500 g de pommes, 100 g de noisettes, 2 c. à s. de miel, 30 cl de vinaigre, 2 c. à s. de thé vert (ou 2 sachets), 1 c. à c. de curry, 1 c. à c. de cannelle, 1 c. à c. de piment en poudre, sel complet.

La veille, préparez 1 litre de thé, puis versez-le sur les pruneaux pour les laisser gonfler toute la nuit.
Pelez les pommes et coupez-les en quartiers. Déposez ceux-ci dans une casserole avec 5 cl d’eau et comptez 10 min de cuisson. Ajoutez alors le miel et comptez encore 2 min de cuisson à feu très doux.
Passez les noisettes au mixer pour les réduire en poudre fine. Égouttez les pruneaux, dénoyautez-les et détaillez-les en morceaux pas trop gros.
Ajoutez les noisettes et les pruneaux aux pommes, ajoutez le vinaigre et les épices, salez, mélangez et laissez mijoter à feu très doux pendant 45 min en remuant de temps en temps.
Versez dans des petits pots, fermez hermétiquement et laissez reposer pendant au moins 4 semaines avant de servir en accompagnement de poissons, viandes blanches ou céréales.

haricot.jpg

 

Haricots secs à la tomate

Ingrédients: 300 g de haricots secs, 10 tomates, 1 bouquet garni, du fond de veau, 1 g d’ail fumé, 2 échalotes, 1 fond de verre de vin blanc, de l’huile d’olive,sel et poivre.

Laisser tremper les haricots secs pendant 1h30 dans de l’eau froide. Les placer ensuite dans une casserole remplie à moitié d’eau et moitié de fond de veau + le bouquet garni et porter le tout à ébullition.

Laisser cuire les haricots pendant 1h30. Après une heure de cuisson, couper et épépiner les tomates. Nettoyer l’ail et les échalotes et faire revenir le tout dans un peu d’huile d’olive. Ajouter le vin blanc et laisser réduire. Incorporer les tomates, le thym, sel et poivre et laisser cuire pendant 20 minutes. En fin de cuisson, mixer les tomates et incorporer du jus de cuisson des haricots.

Mélanger les haricots et la sauce tomate et laisser mijoter pendant 10 petites minutes. Servir bien chaud.

Publié dans RECETTES SPECIALES | 9 Commentaires »

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LA DOUCE-AMERE

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

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Comment lire une taxobox Douce-amère
Solanum dulcamara
Solanum dulcamara
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
Genre Solanum
Nom binominal
Solanum dulcamara
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Solanales
Famille Solanaceae
DOUCE-AMERE
 
Nom scientifique
Solanum dulcamara L.
 
Famille
Solanaceae

 

 

 

 

Elle a d’autres noms : vigne de Judée, herbe à la fièvre… et ausi réglisse sauvage. Autrefois (il y a longtemps…), les enfants suçaient les tiges et ils avaient une double sensation, amère et sucrée, d’où le nom douce-amère. On utilisait ainsi les tiges à la manière des racines de réglisse.

C’est la même famille que la pomme de terre (solanacées) mais les fleurs sont plus belles.

 Les fleurs (hermaphrodites) viennent en petites grappes de juin à septembre, et sont constituées de magnifiques étoiles violettes. A la base  de chaque  pétales, il y a  2 petites taches vertes cerclées de blanc. On distingue à peine les taches sur la photo. Au centre de la corolle, ce qui est jaune d’or, ce sont les 5 étamines à anthères soudées, avec le pistil qui dépasse. Un petit bijou !

Les feuilles sont caduques et de forme variable… La plante pousse en recherchant plutôt l’humidité (fossés, haies, lisières, terrains incultes, borfds des mares). Les fruits sont des baies en petites grappes pendantes, d’abord jaune puis rouge vif et luisantes, allongées puis ovoïdes. Peau translucide laissant voir les graines (août à octobre).

Propriétés
Essentiellement

Favorise l’élimination urinaire
Accélère le fonctionnement général de l’organisme
Dépuratif (équivalente à la salsepareille, au sassafras, au gayac, au pissenlit)
Antirhumatismal
Employé dans la goutte
Possède une action contre la mauvaise constitution, le mauvais tempérament (antidyscrasique)
Utilisé dans certaines maladies chroniques de la peau (eczéma, psoriasis, acné de la puberté, prurigo, éruptions liées à la ménopause)

Accessoirement
Asthme
Bronchite chronique
Anaphrodisiaque

Remarque
Pour certains auteurs de phytothérapie, solanum dulcamara posséderait un effet antitumoral.
  

 

 

 

 

Publié dans Douce-amere, Mon repertoire des plantes les moins usitees | 2 Commentaires »

La centaurée

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

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Comment lire une taxobox Centaurée des montagnes
Centaurea montana
Centaurea montana
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Centaurea
Nom binominal
Centaurea montana
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Asterales
Famille Asteraceae

                                                        

 

Appelée aussi bleuet, Bluebottle, Cornflower, Bachelor’s Button, Barbeau, Casse lunettes, Aubifoin, Bouffain (Moyen-Age), herbe de St Zacharie (d’après Fournier ).

Il s’agit d’une plante originaire du Proche-Orient (d’autres sources mentionnent l’Europe), qui pousse abondamment dans les jardins et qui s’est répandue dans la nature. Plante annuelle ou bisanuelle à tige rameuse, à feuilles basales disposées en rosettes et à fleurs bleu ciel en été (90 cm de haut). Fréquemment observée le long des routes. Les fleurs sont récoltées juste après leur éclosion.

On utilise les fleurs, les graines et les feuilles. Elle contient des flavanoĩdes, cnicine, un amer, anthocyanosides et composés acytyléniques.

Les vertus médicinales de la centaurée bleue furent mentionnées pour la première fois au XIIe siècle par saint Hidelgrade de Bingen. L’herboriste Pierandrea Mattioli (1501-1577) recommanda la plante en s’appuyant sur la doctrine des signatures, selon laquelle l’apparence extérieure d’une plante indiquait ses applications thérapeutiques. La couleur bleue de la fleur symbolisait les yeux sains : la plante servit donc de remède contre les affections oculaires. En France, la centaurée bleue est appelée pour cette raison « casse-lunette ».

Les pétales possèdent une action fortifiante, amère et stimulante : ils facilitent la digestion, renforcent l’activité du foie et la résistance à l’infection. Les graines servent de laxatif léger chez l’enfant. Les feuilles, en décoction, soulagent les douleurs rhumatismales. Elle serait également anti-inflammatoire.

 Partie utilisée : les fleurs. Action : légèrement astringent et anti-inflammatoire ; serait également diurétique. Utilisation : en usage externe surtout en ophtalmologie ; en interne pour augmenter la diurèse (en infusion par exemple) ; rentre dans la composition de tisanes (vendues comme spécialités). En parapharmacie : préventif de l’inflammation oculaire (!!!) ou rectificatif de la nuance des cheveux blancs ( shampooings). En Angleterre, on se sert des pigments des fleurs pour colorer l’encre, les peintures et même les préparations médicinales.

 LA CENTAUREE  

Publié dans "C**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 36 Commentaires »

L’ORTIE, PLANTE DU MOIS

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

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L’ORTIE, UNE VERITABLE AMIE !

Sous ses dehors piquants, elle cache une mine de nutriments et des bienfaits thérapeutiques nombreux, faites-lui confiance !

Je vous ai déjà parlé de l’ortie dans « mon répertoire des plantes les moins usitées » voici un complément.

Vous la connaissez bien, l’ortie….Enfants, vous distinguiez sans doute l’ortie blanche de la piquante… En effet, si leurs feuilles se ressemblent, elles sont pourtant bien différentes….Et ici, nous parlons bien de celle qui n’aime pas se laisser approcher par les vantards qui ne prennent pas de gants! Eh oui, la mettre dans la soupe ou la prendre en tisane se mérite…

De belles feuilles vertes

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Les feuilles de l’ortie, opposées par deux, d’un beau vert, sont attachées à une tige de section quadrangulaire. Elles sont ovales, plus ou moins allongées selon les espèces, fortement dentelées et munies de poils, les fameux poils qui piquent ! Car ces poils sont, en réalité, de minuscules et fragiles ampoules qui renferment des acides, comparables à ceux contenus dans le venin de certains insectes ou serpents…..Des substances particulièrement efficaces pour lutter contre de nombreux maux.

Les principes actifs

Les scientifiques ont découvert de nombreux principes actifs: acides gallique, acétique et formique; flavonoïdes, histamine, sérotonine, tanins et phytostérols, acétylcholine (vasodilatateur puissant des capillaires)….Inutile d’être bien savant pour constater que les orties concentrent de la chlorophylle à l’état brut ! Or, la chlorophylle n’est pas seulement un colorant, c’est un reconstituant et un antibactérien. Les orties sont aussi très riches en oligo-éléments: potassium, manganèse, soufre, silice, calcium, fer……..

D’innombrables indications

Dans l’ortie, les concentrations en vitamine A, C et du groupe B sont particulièrement intéressantes pour les problèmes de peau, de stress ou de déprime, de fatigue sexuelle ou intellectuelle, de chute de cheveux……Tonique et astringente, dépurative et anti-infectieuse, diurétique et antirhumatismale, l’ortie prévient la plupart des maux courants et les soulage: goutte, arthrose, anémie, troubles circulatoires et digestifs, transit intestinal irrégulier, infections urinaires, ulcères gastriques…..Fournier, l’auteur du  » Livre des Plantes Médicinales et Vénéneuses de France », ouvrage de référence des phytothérapeutes, précise que l’ortie est antidiabétique et que, de plus, elle  » compte parmi les meilleurs stimulants connus des sécrétions stomacale, pancréatique, biliaire et intestinale ».  En outre, l’ortie active la production de lait des jeunes mères et elle est souvent efficace contre l’énurésie des enfants (pipi au lit) ! Cela fait quand même un joli palmarès, pour une herbe considérée à tort comme une ennemie !!!

Des études probantes

L’ortie a fait l’objet de nombreux tests cliniques et d’études pharmacologiques qui ont permis, ces dernières années, d’évaluer scientifiquement ses bienfaits. Ainsi, les résultats en cas d’arthrite et de rhinite allergique sont très satisfaisants.

Ménopause et prostatisme

Conseillée pour lutter contre les rhumatismes, la fatigue, la baisse du désir sexuel, les problèmes digestifs et pour lutter contre la déminéralisation et l’ostéoporose — grâce à sa richesse en silice et en calcium —, l’ortie pourrait donc être considérée comme l’une des plantes à consommer régulièrement dès qu’apparaissent ces troubles, c’est-à-dire dès l’âge de 45 ans. Mais les vertus de l’ortie ne s’arrêtent pas là. Certains auteurs la recommandent pour lutter contre les troubles de la ménopause: bouffées de chaleur, maux de tête, baisse de la libido. Cela s’explique par ses principes actifs connus, mais aussi par une possible action sur le système hormonal féminin. Et les hommes, quant à eux, ne devraient pas non plus hésiter à en faire régulièrement des cures de tisanes. Plusieurs études récentes, les premières remontant aux années 1980, montrent qu’elle se révèle d’une grande utilité en cas d’hypertrophie de la prostate. Pour cette indication, c’est la racine d’ortie qui est utilisée, sous forme d’extrait. Souvent, on l’associe avec un extrait de palmier nain.

Mode d’emploi

  • L‘infusion d’orties : dans 1 litre d’eau qui vient de bouillir, versez 60 g de feuilles. Laissez infuser 10 à 15 minutes. Filtrez. Réchauffez sans bouillir avant de servir. Pour lutter contre tous les maux décrits précédemment, sauf l’hypertrophie bénigne de la prostate pour laquelle la racine est plus indiquée.

  • La décoction de racines: dans 1 litre d’eau bouillante, versez 60 g de racines. Laissez bouillir 10 minutes. Filtrez. Pour lutter contre les problèmes de la prostate et les rhumatismes, il est possible de faire cette décoction avec des feuilles et des racines. Buvez-en entre les repas, pendant au moins 2 jours.

  • L‘usage externe: contre les rhumatismes: frottez les parties douloureuses avec un  » bouchon  » d’orties (boule d’orties fraîches) .

  • En gargarisme : la décoction est efficace contre le muguet, les aphtes, les saignements de gencives.

  • La macération alcoolisée :dans 1 litre d’eau de vie, laissez macérer pendant 15 jours, près d’une source de chaleur (soleil) , 60 g de racines et 60 g de marjolaine (ou de romarin). Agitez tous les jours. Filtrez. Cette lotion s’utilise en frictions sur le cuir chevelu pour stimuler la repousse des cheveux. Elle serait aussi efficace contre les cheveux gras et les pellicules.

  • L‘ortie à table

 Les jeunes pousses printanières, celles qui surgissent très tôt en saison, sont les meilleures! Trempez -les dans l’eau, trempez-les dans l’huile quelques minutes, ou laissez-les pendant une demi-journée à l’air libre pour ramollir leurs piquants. Coupez-les finement et assaisonnez-les (avec de la bonne huile d’olive bien sûr !) comme une salade. Ou bien vous pouvez les mélanger à une laitue, ou mieux encore à des pissenlits. Cuite, elle se cuisine comme l’oseille, le cresson ou les épinards qui l’ont supplantée il y a moins de 400 ans. On l’associe donc à des pommes de terres, éventuellement à des pissenlits (comme dans la recette de la salade au lard), on ajoute quelques épices (marjolaine, basilic ou coriandre…)..

  •  médicaments et compléments alimentaires à base d’ortie.

-On trouve de la poudre de plante sèche en gélules sous différentes marques, mais il y a bien d’autres préparations pharmaceutiques qui utilisent les orties.

- C’est sans doute les homéopathes qui font le plus appel aux orties puisque Urtica urens est un remède très utilisé en interne (granules) et en externes ( crèmes). Les médecins homéopathes la prescrivent pour tous les problèmes de peau, notamment dus à l’allergie. Urtica urens soigne aussi l’eczeéma, les brûlures, les intoxications alimentaires suite à une ingestion de fruits de mer. Autres champs d’application: les rhumatismes, les névralgies et, chez la femme, certains troubles génitaux ou urinaires ainsi que l’allaitement.

Le purin d’ortie

Le purin d’ortie est utilisé non seulement comme engrais, mais aussi comme insecticide.

Il est très facile à obtenir: il suffit de laisser trempée une brassée d’orties dans un arrosoir pendant une semaine, puis de filtrer. Il a un seul inconvénient: l’odeur. Surtout quand on le pulvérise. Mais la puanteur de purin disparaît au bout d’un quart d’heure.

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LE BOURGEON DE FIGUIER

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

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Un allié de premier choix:

Le bourgeon de figuier (Ficus Carica)

Recommandé en cas de problème d’estomac

Le bourgeon de figuier est un remède très recommandé en cas de hernie hiatale, de crampes d’estomac, de gastrite, d’oesophagite, de difficultés de déglutition souvent consécutives à l’existence d’une hernie hiatale ou de reflux. De plus, il régule les sécrétions stomacales. Les RGO sont souvent associés à un terrain spasmophile. Il a donc la capacité d’agir favorablement en amont. Ne pas s’attendre à des résultats immédiats, le produit agit lentement, mais sûrement.

En traitement d’attaque, prendre le bourgeon de figuier sous forme de macérat concentré, à raison de 5 gouttes dans un peu d’eau 3 fois par jour pendant 1 mois, puis en traitement de fond, dilué au dixième (1 DH ) , à raison de 25 gouttes dans un verre d’eau 3 fois par jour pendant 2 mois (à renouveler si nécessaire après 1 mois d’arrêt). Pause de 10-15 jours entre traitement d’attaque et traitement de fond.

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HERNIE HIATALE …….

Posté par eurekasophie le 5 mars 2009

 

 

…ET REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN  

Voici une photo de l’estomac  

 

 

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Voici comment se schématise la hernie hiatale 

 

On parle de hernie lorsqu’un organe ou une partie d’organe sort par un orifice de la cavité qui le contient.

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Comment ne plus en souffrir ?

La hernie hiatale de l’adulte

 Qu’est-ce que c’est ?

C’est le passage permanent ou intermittent d’une portion de l’estomac à travers l’orifice oesophagien (ou hiatus) du diaphragme. Ce passage de l’extrémité supérieure de l’estomac dans l’orifice hiatal survient lorsque les moyens de fixation de l’estomac et du bas oesophage sont défaillants.

Dans 90 % des cas, il y a glissement vers le haut du cardia (partie haute de l’estomac) qui quitte ainsi l’abdomen et se trouve dans le thorax. Les causes en sont par exemple une augmentation de la pression dans l’abdomen, une obésité, un raccourcissement congénital de l’oesophage.

Dans 10 % des cas, il y a roulement de la grosse tubérosité de l’estomac qui passe à travers l’orifice diaphragmatique alors que le bas oesophage et le cardia restent en place. La cause en est le plus souvent un défaut congénital du hiatus du diaphragme, il peut s’agir aussi d’un traumatisme.

La hernie hiatale est la plus fréquente des lésions du tube digestif.

 Les signes de la maladie

Le reflux gastro-oesophagien est le symptôme le plus évocateur(brulure derrière le sternum) surtout s’il est postural (la douleur augmente quand on augmente la pression sur l’abdomen).

Mais d’autres signes peuvent orienter le diagnostic :

  • Une douleur en avalant (dysphagie qui fait craindre une oesophagite) ;
  • Une douleur dans le creux de l’estomac ;
  • Une discrète anémie avec pâleur et fatigue due à de micro-saignements digestifs ;
  • Une thrombose veineuse des membres inférieurs (phlébite) ;
  • Des vomissements de sang (hématémèse).

D’autres atteintes du tube digestif sont souvent associées et doivent être recherchées systématiquement : lithiase vésiculaire, ulcères, gastrites, diverticulose colique. De même, il est habituel de rechercher une hernie hiatale au cours de ces dernières.

Examens et analyses complémentaires

Déjà sur la radiographie pulmonaire de face et de profil, le praticien peut parfois noter l’absence de poche à air gastrique.

C’est surtout le transit oesogastroduodénal (T.O.G.D.), suivi sur un écran de radioscopie, qui va montrer la hernie hiatale et l’éventuel reflux gastro-oesophagien.

La fibroscopie confirme le diagnostic et recherche des complications (oesophagite par reflux gastro-oesophagien).

Traitement

Les règles d’hygiène et de diététique sont les mêmes que celles du reflux gastro-oesophagien :

  • Maigrir en cas de surcharge pondérale ;
  • Fractionner les prises alimentaires et faire plutôt 5 ou 6 petits repas légers que 2 repas abondants ;
  • Eviter les boissons gazeuses, les épices, le café, les graisses et l’alcool, la vinaigrette, les fruits acides ;
  • Eviter les aliments à digestion lente comme les plats gras ;
  • Eviter le tabac ;
  • Prendre le repas du soir longtemps avant de se coucher et éviter la sieste après le déjeuner ;
  • Eviter de porter des gaines, des corsets ou des ceintures trop serrées ;
  • Surélever la tête du lit ;
  • Eviter les postures penchées en avant.

Dans les hernies par glissement, le traitement chirurgical n’est indiqué que s’il existe un reflux important et gênant malgré un traitement bien conduit ou en cas d’oesophagite grave.

Les hernies par roulement sont opérées le plus souvent. L’intervention consiste en une gastropexie (fixation de la grosse tubérosité de l’estomac à la face inférieure du diaphragme).

Remèdes naturels

Action anti-acide:

è le jus de pommes de terre crues, très alcalinisant, à raison de 3 cuillerées à soupe avant les 2 principaux repas. Produit peu évident à trouver en magasin bio, si ce n’est sous la marque Schoenenberger.

è la poudre micronisée d’une petite algue calcaire: le lithothamne. Il calme les brûlures gastriques en neutralisant l’excès d’acidité grâce à sa richesse en carbonate de calcium. 2 gélules à 400 mg à chaque repas.

è l’argile blanche permet également de limiter l’acidité.

è après un reflux, boire un peu d’eau très alcaline comme l’eau de Vichy pour réduire l’acidité.

Action anti-reflux:

è l’acide alginique et les alginates forment un gel au contact du suc gastrique acide. Le gel flotte ensuite à la surface du contenu de l’estomac, empêchant les remontées acides. L’action protectrice de ce gel soulage donc des  brûlres de reflux. A prendre après les repas.

è l’ase fétide et le robinier, sous forme de dilutions homéopathiques: Asa foetida 4 CH ; Robinia 4CH : 3 granules de chaque, 3 fois par jour entre les repas.

Action anti-érosive (protection de la paroi oesophagienne):

èle gel buvable d’aloe vera bio: 1 à 2 cuillerées à soupe après ou entre les repas. A avaler lentement, par petites gorgées.

èl’huile d’argousier , sous forme de capsules à 500 mg à croquer, afin que l’huile puisse s’écouler dans l’oesophage ( recracher la capsule vide). 3 capsules par jour. Un seul produit de ce type existe, sous la marque Flore Alpes ( en magasin bio ou sur commande).

èle plantain (plantago major), sous forme de décoction. 30 g de feuilles pour 1 litre d’eau. Boire une tasse après chaque repas. Utile pour son action anti-inflammatoire et cicatrisante.

Action antispasmodique:

è l’huile essentielle d’estragon (Artemisia dracunculus) excerce un effet fortement antispasmodique dans les spasmes digestifs, surtout hauts. A prendre de préférence sous forme d’oléocapsules (capsules huileuses). Il n’existe qu’un seul produit de ce type, distribué par Pranarôm (en magasin bio ou sur internet). 1 capsule 2 fois par jour du lundi au vendredi pendant 4 semaines maximum.

èla teinture mère d’angélique archangélique (Angelica archangelica) peut aussi s’avérer précieuse en cas de spasmes digestifs, mais également en cas d’hyperacidité gastrique, de gastrite, d’oesophagite. Les personnes stressées, hypersensibles, ayant tendance à somatiser facilement au niveau digestif, gagneront à l’utiliser, à raison de 20 à 30 gouttes 3 à 4 fois par jour (possibilité de prise le soir au coucher).

èle bourgeon de tilleul (Tilia tomentosa) est un antispasmodique efficace, notamment conseillé en cas de hernie ou de reflux avec spasmes. Il agit également sur tout le tube digestif par une action sédative calmante.Il accompagne et complète l’action du bourgeon de figuier. Macérat concentré de tilleul: 5 gouttes 2 à 3 fois par jour. Tilleul 1DH : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour.

Autres solutions

L’ostéopathie

Grâce à cette technique manuelle, il est possible d’obtenir une réduction des hernies hiatales, à condition qu’elles ne soient pas devenues trop importantes. Pour les ostéopathes, la hernie hiatale est surtout favorisée par un dos courbé, des abdominaux faibles et une perte de tonicité. Pour lutter contre le reflux gastrique, l’ostéopathe Pascal Pilate propose de réaliser soi-même l’exercice suivant, dont l’objectif est de redescendre l’estomac pendant que le diaphragme remonte:

 » Penchez-vous en avant. Positionnez l’extrémité de vos deux pouces l’un sur l’autre de manière à pouvoir exercer une poussée vers le bas. Enfoncez-les en douceur sous la pointe du sternum.

Inspirez en sortant le ventre. L’estomac descend. Vous êtes toujours penché en avant.

A l’expiration, le diaphragme remonte. redressez le tronc.

Vos pouces glissent pour bien rester sur place en position basse. De cette façon ils ont tendance à maintenir la partie supérieure de l’estomac en position basse afin de la dégager.

Recommencez cette manoeuvre 3 à 4 fois. Une bonne coordination de ces mouvements assure le succès de la parade contre le reflux gastrique ».

Commentaires :

Stephanie a dit:
27 janvier 2010 à 15:43 éditer

Bonjour,

Je souffre aussi de reflux gastro-osophagiens et d’une boule dans l’estomac par intermittence. J’ai une hernie hiatale par glissement.

Suivez les conseils de Sophie et si vos brulures sont insupportables, prenez du “slippery elm”. Ca n’enleve pas les reflux mais au moins ca protege l’estomac et l’oesophage des brulures. Evitez le stress a tout prix et lisez un livre qui vous aidera a apprendre a mieux respirer, c’est a dire par le ventre. Le livre s’intitule “et si ca venait du ventre” de “Pierre Pallardy”. En apprenant la respiration detente et meditation abdominale, pleins de maux (pas seulement du ventre) peuvent etre gueris.

Comme je fais une colopathie aussi et que par moment, j’ai le ventre gonfle, je me demande si le gonflement des intestins fait remonter l’estomac dans l’oesophage. Je vais faire un nettoyage des intestins a l’aide de graines de psyllium.

Avec une bonne hygiene de Vie et les conseils de Sophie ainsi que ceux que je vous ai procures, nous devrions etre sur la voie du succes et de la guerison.

Bon courage et bonne chance a tous et a toutes.
Stephanie

Merci Stéphanie

Publié dans SANTE AU QUOTIDIEN | 44 Commentaires »

 

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