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MAINS

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

main2.gifIl existe dans votre vie de tous les jours de multiples occasions de donner à vos mains la douceur souhaitée.

                                                          mains05.gif

 

C’est ainsi que lorsque vous faites de la purée de pommes de terre, la peau de vos mains appréciera beaucoup le fait que vous l’imprégniez d’un peu de cette purée;

Par ailleurs, pourquoi ne pas avoir toujours à disposition, à côté de votre lavabo ou de votre évier, un citron afin d’en presser quelques gouttes sur vos mains après chaque lavage?

Sachez également qu’un bain dans de l’eau chaude salée suivi d’un bain dans de l’eau chaude sucrée contribueront à donner à vos mains une douceur durable.

Odeurs

Dans bien des cas, un simple lavage ne suffit pas à faire disparaître de nos mains les odeurs dont elles sont imprégnées. Passons en revue les cas les plus fréquents:

L’odeur d’ail: elle disparaîtra si vousvouslavez les mains avec du marc de café;

L’odeur d’oignon: il n’y paraîtra plus si vous froissez du persil entre vos doigts;

L’odeur de poisson: frottez-vous les mains avec du sel avant de les laver;

L’odeur d’eau de Javel: un peu d’eau vinaigrée la fera disparaître.

Rougies

Que ces rougeurs soient dues au froid ou aux travaux  ménagers, le remède est le même: un bain dans de l’eau chaude salée avant de les masser avec de l’huile d’olive.

Moites

Ne redoutez plus les poignées de mains puisqu’en les lavant régulièrement avec un savon dermatologique astringent, en les frictionnant à l’alcool camphré, puis en les saupoudrant de talc, vous viendrez à bout de cette moiteur qui vous gêne.

Tachées

Les taches (notamment celles provoquées par l’épluchage des légumes) qui restent sur vos mains même après un lavage disparaîtront si vous les frottez avec une pelure d’orange.

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PANNEAUX INSOLITES …LOL!!

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

pancartecarotte.jpg  Moulinex et Quelle en parfaite osmose….?

paneau2.jpg  Ma foi!! où va-t-on chercher ça? panneaupoil.jpg    Venez tous à Poil ….y’a un débat sur  » Anus « 

panneau4.jpg On couche où ça ?

 

panneau1.jpg  Et qu’est ce qu’on fait là ?

panneau5.jpg   Vous y mettez les pieds vous, dans cet estaminet???????

 

papillon8.gif                                  Bon week end                                                                  papillons7.gif

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Gâteau aux noix ….

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

gifbonapptit.gifOn peut le dire, je suis une accro aux noisettes, amandes, noix…. et autres graines…  et ceci dès ma plus tendre enfance. Je les ai toujours ramassées, cassées et mangées. Il est rare d’ailleurs que je passe une journée sans en manger quelques unes.

Je vous propose une recette de gâteau aux noix que j’ai confectionnée cette semaine et qui est un vrai délice …..

gateaunoix.jpg Voici le gâteau ! 

La Recette

125 demi-cerneaux de noix (ou 175 gr de noix mixées en poudre fine)

Cerneaux pour la décoration

Il vous faut en tout près d’une centaine de noix, comptez celles qu’on mange en les cassant!!

300 gr de pâte brisée

2 oeufs

100 gr de sucre

2 cuillerées à soupe de miel liquide

30 gr de maïzena

70 gr de beurre fondu

1 cuillerée à soupe de kirsch

1 pincée de sel

cerneauxdenoix.jpg

Préchauffer le four th. 210°.

Commencer par foncer un moule à gâteau de 20 cm de diamètre avec la pâte brisée (essayer de l’étaler assez finement).

Réduire en poudre les cerneaux si vous avez choisi cette option.

Séparer les blancs des jaunes d’œufs.

Mélanger ensemble jaunes d’œufs, sucre et miel et battre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et double de volume.

Ajouter alors les noix hachées et battre vigoureusement avec une spatule en bois.

Essayer d’aérer au maximum ce mélange.

Ajouter le vin doux, le kirsch.

Remuer toujours vivement.

Terminer par le beurre fondu et la maïzena.

Ne remuer plus trop.

Battre les blancs d’œufs en neige ferme.

Les incorporer délicatement : d’abord 1/3 puis l’autre tiers et enfin le reste.

Verser la garniture dans le moule garni de pâte brisée.

La préparation lèvera un peu à la cuisson.

Si le bord vous semble trop haut (il doit être à 1 cm de hauteur de la préparation, enlever le surplus en coupant tout autour du moule avec un couteau.

Mettre au four th 210°, 40 à 50 mn.

Couvrir d’un papier aluminium ménager si le dessus fonce trop.

Vérifier avec la pointe d’un couteau la cuisson du gâteau (en fin de cuisson). Elle doit ressortir propre.

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LE NOYER

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

noyer4.jpgC’est un arbre au superbe bois luisant couleur d’encre noire: je me souviens des lits profonds, des plateaux de tables et des grands bahuts de noyer qui ornaient la maison de mon arrière grand-mère , au temps où la folie du « rustique » et l’inflation galopante de notre civilisation n’avaient pas encore fait flamber les prix de ce bois…….

Il y avait alors, dans chaque oyer, cette sorte de chaleur et de chaude intimité qui naît du terroir, du travail artisanal et du contact avec la nature. Le noyer est véritablement un arbre royal: c’est d’ailleurs ainsi que les anciens Grecs l’appelaent. Chez les Latins, il était consacré au plus puissant des dieux, à Jupiter lui-même (le nom de Juglans, que les botanistes lui donnent encore, est la contraction de Jovis glans, « gland de Jupiter »).

Il est inutile de revenir sur la description de cet arbre admirable, haut parfois de 25 m, tout couvert de vastes feuilles composées, qui fleurit en avril-mai et dont les fruits mûrissent en automne. On sait que les noix sont entourées, à leur chute, d’une épaisse enveloppe verte et brune, qui tache les mains et qu’on appelle brou de noix.

Mais comme chantait Charles Trenet,  » qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix, qu’est-ce qu’on y voit?  » On y voit une amande formée de quatre parties à la surface ridée…….noyer3.jpg

Cette amande est fort riche en substances nutritives. On la consomme soit encore verte, en la cernant au couteau ( d’où son nom de cerneau), soit juste mûre: elle a alors la même valeur alimentaire qu’un bon fromage; elle contient beaucoup de vitamines B , des protéines, des matières grasses et des sucres assimilables, peu dangereux pour les diabétiques. La noix sèche est beaucoup moins digeste, car sa concentration en matières grasses s’accroît avec le temps; vieille, elle devient irritante pour le tube digestif. L’huile qu’on en tire, malheureusement devenue trop chère aujourd’hui, est excellente pour la cuisine. Mangez des noix! Mettez-en dans vos salades, dans vos gâteaux. Mais mangez-les fraîches: c’est alors qu’elles ont le plus de parfum et qu’elles agressentle moins les estomacs délicats.

noyer2.jpg On appelle encore le noyer goguier, noguier, écalonnier ou calottier. Mais quel que soit le nom qu’on lui donne, il est utile au phytothérapeute. Ses feuilles, son écorce, ses chatons, sa sève, ses bourgeons et son brou sont utiles. Sa sève, très sucrée, peut s’employer comme dépuratif. Ses bourgeons servent à préparer un onguent efficace contre la chute des cheveux et les pellicules. Ses chatons resserrent les vaisseaux sanguins capillaires: ils sont particulièrement actifs contre les saignemnts, les coupures, les hémoragies, les règles trop abondantes, les hémorroïdes, les diarrhées et les dysenteries. L’écorce est vermifuge. Les feuilles et le brou (l’enveloppe de la noix) possèdent, qant à eux, un très large éventail de vertus. Leur amertume et leurs propriétés astringentes les font recommander dans les même cas que les chatons (hémorragies, diarrhées, etc.). A l’extérieur, ils nettoient les plaies, évitent les infections et hâtent la cicatrisation. Les feuilles, fraîches ou en infusion, chassent les insectes parasites ou indésirables (puces, punaises, mites, poux, fourmis, etc.). Elles sont toniques. Elles combattent les ulcères, les eczémas, les infections des yeux, les aphtes, les suppurations, les abcès. Elles comptent parmi les meilleurs remèdes connus contre les pertes blanches. Elles sont merveilleusement vermifuges. Elles aident à la guérison de la tuberculose. Et elles abaissent le taux de glucose dans le sang ( cette action antidiabétique a été maintes fois vérifiée).

noyer1.jpg                                                                    RECOLTE

Détachez l’écorce des rameaux de noyer et recueillez leur sève au printemps, lorsque la nature parait renaître. C’est également l’époque à laquelle vous pouvez détacher les chatons et faire sécher les bourgeons.

noyerchatons.jpgChatons de noyer

Pour les feuilles, attendez le mois de juillet: ouvertes au grand soleil, elles ont alors mille vertus. Le brou doit être ramassé à la chute des fruits, nettoyé et mis à sécher à l’ombre (il noircit en vieillissant).

PREPARATION ET EMPLOI

Décoction

d’écorce: jetez deux poignées d’écorce fraîche ou sèche dans un litre d’eau. (2 tasses par jour, comme vermifuge.)

de feuilles sèches (usage interne: rachitisme, diabète, lymphatisme): jetez 8 à 10 feuilles par litre d’eau. ( 2 tasses par jour.) 

usage externe (bains, lotions, compresses): comptez une bonne quinzaine de feuilles par litre d’eau.

Tisane

de chatons: jetez une poignée de chatons dans un litre d’eau (usage interne : contre les diarrhées, les dysenteries, etc.).

usage externe: 2 poignées dans un litre d’eau ( lotions, compresses contre les saignements, les hémorroïdes; douches vaginales, lavements, etc.).

Sève

fraîche: une cuillerée à café par jour, le matin, à jeun, comme dépuratif.

Onguent

contre la chute des cheveux et les pellicules: dans une livre de saindoux, faites cuire une poinée de bourgeons frais pendant 1/2 heure; conservez l’onguent dans des pots de terre ou de porcelaine. ( En applications directes sur le cuir chevelu.)

Infusion

de feuilles fraîches ou sèches (usage interne) : jetez quatre grandes feuilles de noyer dans un litre d’eau .( 2 tasses par jour, 4 comme vermifuge.)

Décoction de brou

(usage interne): jetez une poignée de brou concassé par litre d’eau. (2 tasses par jour.)

(usage externe): comptez deux poignées par litre.

Bains de mains et de pieds

jetez 2 à 3 poignées de feuilles fraîches ou sèches, ou de brou, ou de mélange, par litre d’eau.

Poudre

de brou (tonique, désinfectante, cicatrisante): 2 cuillerées à café, à prendre dans une tisane. (2 tasses par jour.)

en usage externe: 4 cuillerées à café, en lotions ou en compresses, dans une décoction d’achillée millefeuille ou d’arnica.

Sirop

de feuilles fraîches: laissez macérer un poids égal de feuilles fraîches et d’alcool pendant 48 heure; ajoutez du sucre jusqu’à obtenir un sirop épais. (Une cuillerée à soupe avant les repas.)

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LA MYRTILLE

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

myrtille3.gifJ’aime à voir les enfants manger des myrtilles: ils s’en barbouillent joliment les mains et les lèvres, heureux du régal que leur offre la montagne en fête….et heureux de se tirer mutuellement une langue que le jus de ces fruits sombres a teintés de violet….Je sais alors qu’en plus du plaisir qu’ils ont pris à déguster les baies délicieuses du petit arbrisseau, ils ont fait provision d’énergie pour de longues semaines.

myrtille2.jpgLes myrtilles, que l’on appelle encore raisins des bois, airelles myrtilles, myrtilles noires, brimbelles, raisins de bruyères, maurettes, pouriots, morets, ambroches, aires, loutrets, etc., sont des cousines de la bruyère. Elles croissent en immenses colonies enchevêtrées dans les forêts de montagnes et dans le Nord, sur des terrains riches en silice.

Leurs rameaux anguleux et leurs feuilles ovales les font aussi sûrement reconnaître que leurs fruits arrondis, d’abord verts, puis rouges, enfin violets noirâtres et recouverts d’une fine poussière blanche à maturité. De ces baies, que l’on récolte soit à la main soit au « peigne » entre juillet et septembre, on fait de savoureux desserts (au sucre, au vin), des tartes, des confitures, de la gelée, du sirop, des marmelades, de la limonade, et même du vin….

Je vous recommande d’utiliser non seulement les fruits de l’espèce, mais encore ses feuilles et ses racines. Les feuilles sont toniques, diurétiques, antiseptiques et antidiabétiques. Elles contribuent au bon fonctionnement de tou les organes, et se montrent particulièrement efficaces contre la toux, les vomissements, les douleurs d’estomac, la paresse intestinale, les diarrhées, le mauvais fonctionnementde la vessie et le « pipi au lit » des enfants. Elles désinfectent les voies digestives et urinaires. Elles font tomber les taux de sucre dans le sang, ce qui les rend précieuses pour les diabétiques. A l’extétieur, elles sont utiles contre les infections de la bouche et de l’arrière-bouche ( en gargarismes), contre les inflammations des yeux ( en collyres), contre les maladies de la peau, les ulcères et les brûlures (en lotions, compresses et bains locaux). Les racines servent surtout à désinfecter les plaies et à hâter leur cicatrisation.

Les fruits ont d’autres propriétés encore. Leur jus violet, riche en carotène (la provitamine A, la vitamine des yeux), amélioe la vision: ce n’est pas pour rien que les aviateurs dégustent force tartelettes aux myrtilles; les myopes et les presbytes auraient intérêt à en faire autant. Les myrtilles sont en outre rafraîchissantes. Comme les feuilles de la plante, elles se révèlent toniques et diurétiques. Leurs vertus antidiabétiques sont extrêmement précieuses. Leurs qualités antiseptiques et digestives les font particulièrement recommander dans tous les cas d’infections de l’intestin, et notamment contre la colibacillose chez les enfants. Je les conseille en outre comme diurétiques et comme désinfectants du système urinaire. A l’extérieur, elles servent à préparer d’excellents bains de bouche, des gargarismes (utiles contre les aphtes, les gingivites, les angines), des compresses (contre les hémorroïdes), des lotions ( contre les maladies de la peau), des douches vaginales (contre les pertes blanches), des lavements (contre les désordres intestinaux: diarrhées, etc.), des bains de pieds et de mans (contre l’eczéma), etc. La décoction des baies, aspirée par le nez, est souveraine contre le rhume de cerveau.

myrtille1.jpg                                                                      RECOLTE

Ramassez les baies de la myrtille lorsqu’elles sont bien mûres, en été; les racines doivent être extraites en automne, et les feuilles cueillies au printemps, à la montée de la sève. Si vous fréquentez la montagne ou les forêts du Nord, vous n’aurez aucune peine à découvrir des champs entiers de l’espèce au hasard de vos promenades en forêt. 

  PREPARATION ET EMPLOI

Infusion et décoction

de feuilles fraîches ou sèches: jetez une poignée de feuilles dans un litre d’eau. ( 2 à 3 tasses par jour.) Contre le diabète, mélangez une poignée de feuilles de myrtille et une poignée de feuilles de fraisier, toujours pour un litre d’eau. ( 2 tasses par jour.)

Décoction

de feuilles pour l’usage externe: jetez 2 poignées de feuilles fraîches ou sèches dans un litre d’eau. (Gargarismes, lotions, lavements, etc.)

de racines (usage externe): jetez une poignée de racines dans un litre d’eau.

Bains de mains et de pieds

de feuilles: mêmes proportions que pour la décoction précédente.

Tisane de fruits ( usage interne): comptez quatre poignées de fruits frais par litre d’eau. (2 à 3 tasses par jour, jusqu’à 6 tasses en cas d’infection intestinale.)

Mixture

de fruits (usage externe: dysenterie, hémorroïdes): comptez un petit bol de fruits frais par litre d’eau.

Suc frais

de fruits: n’hésitez pas à en boire 3 à 4 verres par jour, en saison.

Vin de myrtilles

utilisez des fruits desséchés à l’air, faites-en cuire deux poignées dans un peu d’eau, ajoutez 1/2 litre de vin rouge après 1/4 d’heure, et laissez encore à feu doux pendant 5 minutes. ( 2 à 3 petits verres par jour.)

Poudre

de fruits secs: prenez-en 4 pincées toutes les 3 heures, pendant 2 jours, avec un peu de miel ou de lait.

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LA MARJOLAINE

Posté par eurekasophie le 15 novembre 2008

C’est l’un des plus puissants calmants de la phytothérapie: insomnies dues au stress….ou à la passion amoureuse, nerfs en pelote, exitation fébrile, sensation « qu’on est prêt à exploser », etc…., elle se charge fort élégamment de ce genre de symptômes!!

Origan vulgaire

              flchebas3.gif

origan.jpg

Il faut se garder de confondre deux espèces voisines de marjolaines: l’une, sauvage, est l’origan vulgaire;  l’autre, toujours cultivée sous nos climats ( elle est originaire d’une contrée qui s’étend de la Libye à l’Inde), est la ……………………………..marjolaine vraie

                                                                                                                                                                                     

                                                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                                                              

                                                                                                                                                                                                                                                

C’est à tort qu’on l’appelle parfois aussi origan, notamment les Italiens, qui ne manquent jamais d’en ajouter une pincée sur leur pizzas.

C’est elle qu’il faut employer: l’autre est trop stupéfiante.

L a marjolaine vraie, encore baptisée marjolaine des jardins ou marjolaine à coquilles, a plus d’un titre de noblesse. Cette cousine de la sauge, de la menthe et du thym (famille des labiées), aux minuscules  fleurs blanches ou rosées cachées dans de petites pelotes sphériques vert tendre, était dédiée au dieu Osiris dans l’ancienne Egypte. 

Il faut cultiver la marjolaine au jardin. Elle est recommandée d’abord comme calmant des nerfs…. En second lieu, la marjolaine toute parfumée, aide l’estomac et l’intestin à accomplir leur travail. Elle est tonique, diurétique, et provoque une sueur salutaire lorsque l’organisme est encombré de toxines. Elle nettoie les voies respiratoires bouchées par toutes sortes de mucosités: prise en fumigations, ou en inhalations sous un linge, elle constitue le meilleur remède que je connaisse contre les rhumes, les refroidissements, les angines, les bronchites et l’asthme. En  usage externe, elle se révèle efficace contre les maladies de la bouche: les aphtes, les infections de la langue et les autres  » bobos » similaires peuvent être traités par des gargarismes à bas de marjolaine.

Elle est également souveraine contre les embarras et les affections du nez: un bon tampon imbibé d’infusion de marjoline guérit le rhume des foins. Enfin elle agit contre la migraine (suc frais aspiré par le nez), contre les enflures de toutes sortes (dues par exemple à des foulures, des luxations, des entorses: à appliquer en lotions), et elle sert à préparer d’excellents dentifrices.

marjolaine21.jpg       flche3.gif         Marjolaine vraie

 

Récolte

Ne vous donnez pas la peine de rechercher dans la campagne de l’origan sauvage: ménagez-vous plutôt un petit carré de marjolaine cultivée au potager. Au Moyen Age, toutes les maîtresses de maison avaient l’habitude d’en planter quelques pieds dans un bac à fleurs, sur leur fenêtre. La marjolaine est extrêmement fragile au froid: elle ne supporte pas les hivers rigoureux du nord de la France, mais elle tient fort bien si on la rentre à temps: d’où l’avantage de la cultiver en pots ou en bacs. Choisissez, au jardin, le coin le plus sec et le plus ensoleillé que vous pourrez trouver: la terre doit y être légère. Plantez les graines à l’automne: à la saison suivante, l’espèce se reproduira d’elle-même végétativement, en rejetant de nouvelles pousses. Récoltez la plante entière sans ses racines, à la floraison, c’est-à-dire en août-septembre, par temps très sec et après la rosée du matin. Faites-la sécher en petites touffes, pendues à une corde, dans un endroit très bien aéré.

Préparation et emploi

A fortes doses, mais moins que l’origan sauvage, la marjolaine se révèle dangereuse: elle se comporte alors comme une drogue. Aussi ne faut-il jamais en abuser, et s’en tenir strictement aux proportions indiquées dans les recettes.

Infusion

calmante : jetez 5 à 10 pincées de la plante séchée dans un litre d’eau. ( Une tasse, le soir au coucher, vous procurera une nuit calme.)

tonique: jetez 30 pincées de plante séchée dans un litr d’eau. ( 2 tasses, le matin, au réveil, ouaprès les repas, pour stimuler la digestion et l’excrétion, ou encore avant les repas pour exciter l’appétit.)

Bains de mains et de pieds

comptez une demi-poignée de marjolaine par litre d’eau . ( Une demi-poignée pour calmer, une poignée comme tonique.)

Huile

de marjolaine ( usage externe, contre les traumatismes, les foulures etc.) : jetez deux poignées de plante séchée dans 1/2 litre de bonne huile d’olive; faites bouillir le tout pendant 1/2 heure au bain-marie; passez dans un linge fin. (En massages.)      

Gargarismes

( contre les maladies de la bouche) : servez-vous d’une infusion à une poignée par litre d’eau.

Suc frais

passez le jus de la marjolaine fraîche écrasée à travers un linge fin. Usage interne: une cuillerée à café, comme tonique des organes et pour les chanteurs aphones, le matin, dans un sirop ou avec du miel. Usage externe: aspirez le suc par le nez et rejetez-le par la bouche; c’est le meilleur moyen de faire cesser les rhumes et les migraines les plus rebelles.

Dentifrice

si vous voulez conserver à la fois vos dents et vos gencives en bonne santé, préparez-vous un dentifrice très simple, composé de feuilles de marjolaine séchées et réduites en poudre.

INFUSION SPECIALE

contre l’artériosclérose: chaque soir, une pincée de marjolaine dans un bol d’eau bouillante.

contre la sciatique : comptez  , pour un litre d’eau, 2 pincées de marjolaine, 2 pincées d’anis vert, 2 pincées de menthe et 2 pincées de romarin.

Enfin, noubliez pas la façon la plus agréable de prendre la marjolaine, dans la cuisine, pour saupoudrer la pizza, relever un poulet, une charcuterie, un pâté…….                                                  

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