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LE TILLEUL

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

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Tilleul à grandes feuilles
Tilia platyphyllos
Tilia platyphyllos
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Malvales
Famille Tiliaceae
Genre Tilia
Nom binominal
Tilia platyphyllos

 

 

Le tilleul d’Amérique (Tilia americana ou Tilia glabra) est plus connu ici sous le nom de « bois blanc », probablement à cause de son bois, justement, qui de tout temps a été prisé par les ébénistes, les sculpteurs et les luthiers. Le sens du nom générique latin, Tilia, reste obscur, mais on sait toutefois que, dès le XIIIe siècle, le mot « teille », qui en est dérivé,

désignait spécifiquement l’écorce de cet arbre, que l’on utilisait pour fabriquer des cordes et des nattes. Par la suite,

« teille » en est venu à désigner l’écorce de diverses autres plantes textiles, dont le chanvre, « teillage », l’opération qui

consistait à séparer les parties ligneuses de la fibre, « teilleur », l’ouvrier qui se consacrait à cette tâche, et « teilleuse », la

 machine à teiller. Tout un petit vocabulaire technique est donc né autour de la précieuse écorce de ce non moins

précieux arbre.

En grec, il porte le nom de Philyra, en hommage à la mère du centaure Chiron, dont on assure que les pouvoirs ont toujours été bénéfiques aux êtres humains. Le tilleul est d’ailleurs considéré comme un symbole d’amitié et de fidélité. Révéré à travers les âges, chanté et glorifié dans les poèmes, il appartient aux plus anciens folklores européens. Dans certaines traditions, on dit qu’il représente à la fois les vertus masculines de la force et du pouvoir, et les vertus féminines de la réceptivité et de la contemplation.

Les Iroquois et les Saulteux consommaient les jeunes pousses et les rameaux, crus ou cuits. Quant à l’écorce, ils la cuisaient d’abord longuement puis la broyaient et l’ajoutaient aux bouillons de poisson ou à de l’huile de poisson qu’on intégrait ensuite aux ragoûts.

Les jeunes feuilles encore translucides et très tendres sont excellentes en salade. On peut également les faire lactofermenter. Plus âgées, elles ont été séchées puis réduites en farine et ajoutées à des céréales. Réputé pour être très nutritif, ce plat était répandu lors de la dernière guerre mondiale alors que les nazis tentaient d’affamer la population française. On a aussi employé les feuilles comme fourrage pour le bétail.

On peut ajouter les fleurs aux salades de fruits ou de légumes, qu’elles parfumeront agréablement. Les fruits rôtis, que les anglophones désignent sous le nom de monkey-nuts, ont servi à préparer un succédané de café. Quant à la sève, elle est, paraît-il, fort bonne à boire. On peut aussi en faire du sirop, mais le rendement est faible.

Pour nombre d’Européens qui, contrairement à nous, peuvent en trouver sur le marché, de tous les miels, le miel de tilleul est celui qui possède la saveur la plus délicate.

Toutefois, l’usage le plus connu est celui qui consiste à boire sa tasse de tilleul, à la maison ou au café, comme cela se fait depuis toujours en France, où c’est encore l’infusion la plus répandue. C’est d’ailleurs très précisément l’odeur suave de l’infusion, associée à celle des madeleines, qui, en réveillant ses souvenirs d’enfance, inspira une grande partie de l’oeuvre de Marcel Proust. C’est quand même pas tout à fait rien et c’est pour cela qu’on va jouer, le temps d’une collation, à se prendre pour Proust. Attention, toutefois, les madeleines doivent leur célèbre légèreté à une overdose de beurre. Vous trouverez la recette dans Documents associés.

Et ça soigne quoi?

Sédatives et légèrement hypnotiques, sudorifiques et diurétiques, les fleurs de tilleul ont servi à soigner les spasmes, les troubles digestifs, l’insomnie, les névroses et, parce qu’elles agissent sur l’hyperviscosité et l’hypercoagulation sanguines, l’athérosclérose et la pléthore.

Plus récemment, on a découvert qu’elles augmentaient la résistance non spécifique de l’organisme, ce qui en fait un excellent remède contre la grippe et le rhume, particulièrement chez les enfants. Dès l’apparition des premiers symptômes, on alite l’enfant et on lui donne 2 ou 3 tasses d’infusion par jour. En Europe, on les prend très souvent avec des fleurs de sureau noir, considérées elles aussi comme capables de stimuler la résistance non spécifique de l’organisme.

On a dit que certaines espèces de tilleul, dont le tilleul américain, pouvaient provoquer des vomissements et de la diarrhée chez certaines personnes, mais cela n’est pas confirmé par la tradition médicale nord-américaine. Ainsi, selon les Soeurs de la Providence, tant le tilleul d’Europe (Tilia europoea) que le tilleul d’Amérique sont employés en médecine. « C’est un breuvage agréable, écrivent-elles dans leur Matière médicale, qui convient bien dans les lassitudes, les digestions lentes, les dérangements nerveux. » De son côté, dans sa Flore Laurentienne, le Frère Marie-Victorin parle des propriétés antispasmodiques et diaphorétiques des fleurs de notre espèce. On peut donc les consommer sans crainte. Infuser dix minutes 15 à 30 grammes par litre. Prendre 2 à 4 tasses par jour.

L’aubier de tilleul sauvage, réputé pour combattre l’arthrite, les rhumatismes, la cellulite, les états migraineux et les calculs biliaires et rénaux, provient du Tilia sylvestris, une espèce qui pousse dans le sud de la France et qui serait passablement différente des autres.

Par voie externe, les Amérindiens employaient une décoction de l’écorce interne pour laver et traiter les brûlures. Les hospitalières employaient l’écorce et les feuilles sous la forme de cataplasmes émollients contre les enflures douloureuses et l’inflammation des yeux.

Le bain aux fleurs de tilleul est réputé pour soigner la fatigue nerveuse, l’insomnie et l’anxiété. Il ferait des merveilles auprès des enfants irritables ou hyperactifs. On prépare d’abord une infusion avec 1 1/2 tasse de fleurs dans 1 litre d’eau. On filtre et on ajoute l’infusion à l’eau du bain. On recommande de faire tremper le « petit monstre » une quinzaine de minutes dans ce bain avant de le mettre au lit. Après quoi, on prendra soi-même un bain semblable, histoire de se calmer les nerfs.

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LE SOUCI

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

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Souci officinal
Calendula officinalis
Calendula officinalis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Asterales
Famille Asteraceae
Genre Calendula
Nom binominal
Calendula officinalis

NOMS COMMUNS :
Souci des jardins, fleur de tous les mois, grand souci.
PRINCIPAUX CONSTITUANTS :
Pigments flavoniques, principe amer, saponine, résine, huile essentielle, acide salicylique (traces).

PARTIES UTILISEES :
Les fleurs et les feuilles.

UN PEU D’HISTOIRE :L’origine du nom Souci vient du bas latin solsequier, qui signifie « qui suit le soleil » car les inflorescences du Souci s’ouvrent à l’ascencion de l’astre du jour.

Au XIIè siècle, Hildegarde de Bingen utilisait le Souci contre la teigne du cuir chevelu et les impuretés de la peau. Un peu plus tard, Albert le Grand (1193-1280) vanta son efficacité comme plante cicatrisante, contre les troubles de l’intestin, les obstructions du foie, les piqûres d’insectes et les morsures de serpent. Au XVIè siècle, le médecin italien Matthiole a été le premier à le recommander en collyre contre les ophtalmies, les conjonctivites et les inflamations des yeux en général. Sébastien Kneipp le recommande lui aussi contre les plaies variqueuses, les escarres et problèmes de peau en tout genre.

De nos jours, le Souci n’est que peu employé en médecine. Seule la médecine populaire et l’homéopathie lui réserve une place de choix. On peut supposer que ces qualités ornementales ont peu à peu fait oublier ses nombreuses qualités médicinales. A ce sujet, le docteur Cazin constatait mélancoliquement : « Si les Anciens ont éxagéré les vertus du Souci, les modernes les ont trop dépreciées. »

CULTURE ET RÉCOLTE :

Le Souci est une plante rustique dont la culture est vraiment aisée. On sème le Souci en pleine terre, à 2 centimètres de profondeur, dans un terrain préalablement travaillé et ameublie. Le Souci préfère les expositions ensoleillées.Récoltez les fleurs et les feuilles le matin par temps ensoleillé. Faîtes les sécher à l’ombre à une température maximale de 35° C.

USAGES :

Le Souci est employé pour stimuler l’activité hépathique et surtout la sécretion biliaire, également pour atténuer les spasmes gastriques ou intestinaux. Ses effets sont donc spasmolytiques et cholagogues. En application externe, la decoction, la teinture ou la pommade de Souci est conseillé sur les plaies rebelles, les escarres, les ulcères des jambes, les inflamations purulentes et les éruptions cutanées.

INDICATIONS :- TROUBLES HEPATHIQUE, INSUFFISANCE BILIAIRE,
- GASTRITE, ENTERITE,
- BRULURES,
- ECZEMAS,
- ERUPTIONS CUTANEES…

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LA SAUGE

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

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Sauge
Sauge candélabre
Sauge candélabre
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre

 

NOMS COMMUNS :
Grande Sauge, herbe sacrée, salel, Sauge franche, thé sacré, thé de la Grèce, thé de France, thé de Provence.
CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
diterpènes et triterpènes, flavonoïdes, huile essentielle à thuyone, tanin
PARTIES UTILISEES :
La feuille.

UN PEU D’HISTOIRE :Salvia vient de salvare, «guérir», la plante est une panacée.Son nom est déjà une sorte de diplôme d’efficacité puisque salvia vient du latin salvare qui signifie «sauver», «guérir»; mais elle a aussi à son actif le plus beau palmarès de citations à l’ordre de la santé qu’on puisse imaginer. Pour les Romains, elle est l’ «herbe sacrée» qui se récolte avec un cérémonial spécial, sans l’intervention d’outils de fer (or, on sait maintenant que les sels de fer sont une substance incompatible avec la Sauge!), «en tunique blanche, les pieds nus et bien lavés», après avoir sacrifié au préalable avec du pain et du vin. Ils sont persuadés que non seulement elle pro-tège la vie mais qu’elle aide à la donner; «elle retient ce qui est conçu et le vivifie», disent-ils, en foi de quoi ils la conseillent aux femmes enceintes et à celles qui souhaitent le devenir : elles doivent demeurer quatre jours sans partager la couche conjugale, boire une bonne ration de jus de Sauge, puis «habiter charnellement avec l’homme» et, infailliblement, elles concevront (à l’appui de cette recette est cité le cas d’une ville d’Egypte où les femmes furent contraintes «par ceux qui restèrent d’une grande peste qui y advint» d’ingurgiter la même potion et «par ce moyen ladite ville fut incontinent repeuplée d’enfants»).Pendant tout le Moyen Age, elle entre obligatoirement dans la composition des préparations aux noms évocateurs qui tiennent la vedette en pharmacopée : Eau d’arquebuse, Eau céleste; Eau impériale, etc. et un axiome proclame : «Pourquoi mourrait-on lorsqu’on cultive la Sauge, si ce n’est qu’aucune plante des jardins n’est assez forte contre la mort?»Plus tard encore, les traités médicaux lui accordent une place considérable. On y lit des phrases comme celles-ci : «Le désir de la Sauge est de rendre l’homme immortel», «Elle a tant de vertus qu’elle passe dans l’esprit de plusieurs pour une plante universelle et propre à tous maux»; et certains d’entre eux publient cette recette de la dernière chance : «Lorsqu’un bébé, abandonné du médecin, est perdu et que personne ne comprend la maladie qui va l’emporter, préparer une décoction de Sauge et la lui faire prendre par petites cuillerées toutes les 5 minutes ; on assistera à la résurrection de l’enfant.». Enfin, plus près de nous, l’abbé Kneipp fait cette recommandation : «Aucun propriétaire de jardins n’oubliera, en le cultivant, d’y planter un pied de Sauge…»

USAGES :

La feuille de Sauge est riche en flavonoïdes et en huile essentielle qui lui donne son goût épicé et son odeur aromatique. C’est un cholérétique c’est-à-dire qu’elle augmente la sécrétion de bile. Elle a également une action relaxante et antispasmodique sur les muscles de l’estomac et des intestins. L’huile essentielle est aussi antiseptique Ces propriétés lui permettent d’être particulièrement utile pour soigner les troubles digestifs : digestion lente et difficile, ballonnements, fermentations intestinales, renvois d’air. La présence d’œstrogènes « végétaux » permet de conseiller la chez les femmes présentant des règles irrégulières et douloureuses et au moment de la ménopause pour diminuer les bouffées de chaleur. D’autant que l’huile essentielle agit sur les glandes sudoripares et diminue la formation de sueur souvent excessive en période de ménopause.

CULTURE ET RÉCOLTE :Commune en Europe, plus spécialement dans les régions méridionales, la Sauge aime les terres chaudes, légères, rocailleuses.

Malgré ses poils laineux, elle craint les gelées. Sa multiplication s’effectue par semis au début du printemps et repiquage deux mois plus tard, puis

replantation définitive à l’automne. On peut également en faire des boutures ou diviser les touffes. La récolte des feuilles se fait au printemps et à

l’automne, plusieurs coupes peuvent être réalisées.

 

INDICATIONS :

- DIGESTION DIFFICILE,


- BOUFFÉES DE CHALEUR DE LA MÉNOPAUSE,
- TROUBLES DES REGLES CHEZ LA FEMME,
- TRANSPIRATION EXCESSIVE.

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LA SARRIETTE

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

cuisinier.jpg » Pèbre d’ai « 
En Provence, la sarriette est appelée  » pèbre d’ai « , ce qui veut dire  » poivre d’âne. Dans le Valais, en Suisse, on la nomme  » poivrette « .
Ceci parce que la saveur de la sarriette, assez prononcée, aromatique et piquante, rappelle celle du poivre.Les Romains étaient friands de la sarriette car ils la croyaient aphrodisiaque. Les Égyptiens, avant, l’utilisaient déjà dans des philtres d’amour. A cause de cette réputation, la sarriette était, au Moyen Age, considérée comme une herbe du diable. Son nom botanique est ‘ satureja ‘ qui signifie herbe à satyre.

Sarriette
Satureja montana
Satureja montana
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre
Satureja
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae

Tout sur… la sarriette !Bienfaits :La sarriette est réputée depuis des siècles pour son effet régulateur sur les ardeurs. Le poète latin Martial la surnomme d’ailleurs « herbe de l’amour » dans ses Épigrammes. Aujourd’hui encore, on utilise son essence en aromathérapie pour venir à bout des problèmes d’insuffisance sexuelle. Par ailleurs, cette plante vivace contient des phénols, des substances qui lui confèrent des vertus toniques et stimulantes. Ainsi, les systèmes immunitaires, circulatoires et neurologiques profitent de ces effets. En friction, elle constitue un excellent remède à la fatigue, à l’hypotension et à la déprime passagère.

La sarriette possède également des propriétés anti-infectieuses et antalgiques. Consommée en infusion ou en grog, elle combat les infections virales et bactériennes, notamment au niveau pulmonaire (bronchite) et urinaire (cystite).

Enfin, ses feuilles rendent les plats où elles sont parsemées bien plus digestes. Elles permettent aussi de résoudre les problèmes intestinaux. Voilà pourquoi, il est idéal de l’associer à des légumineuses ou à du gibier faisandé, souvent difficiles à tolérer.

Dégustation :Choisissez-la bien fraîche, avec des feuilles vert vif. Cueillez de préférence les feuilles de la sarriette des jardins avant sa floraison estivale afin de profiter du meilleur arôme. Celles de la variété des montagnes peuvent se récolter tout au long de l’année.Conservez-la sur tige dans un verre d’eau ou bien enfermée dans une sac plastique perforé dans le bac à légumes du réfrigérateur. Recouvrez d’eau un bac à glaçons dans lequel vous aurez d’abord ciselé ses feuilles : vous pourrez ainsi les garder plusieurs mois dans votre congélateur.
La sarriette se prête également au séchage : suspendez un bouquet, tête en bas dans une pièce sombre et aérée. Lorsque les feuilles crissent sous les doigts, transférez-les dans un récipient hermétique et entreposez à l’abri de la lumière.
Consommez-la plutôt fraîche que séchée car son arôme est alors atténué. Sa saveur piquante relève à merveille les plats de légumineuses (pois chiches, lentilles, fèves, haricots…) dont elle assure en outre la bonne digestibilité. Elle se marie aussi très bien aux viandes, notamment les gibiers, aux pâtés et charcuteries ainsi qu’aux farces. Elle se glisse dans les salades et les potages et s’associe parfaitement au cerfeuil et à l’estragon. Mais, c’est sur le fromage de chèvre qu’elle fait véritablement sensation, surtout lorsqu »il est chaud.

La sarriette est également le condiment idéal pour aromatiser le vinaigre ; c’est d’ailleurs ainsi qu’elle connut sa première utilisation en cuisine dans la Rome Antique. Enfin, c’est aussi une plante très mellifère : laissez-vous tenté par son miel à la saveur subtile.

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LA ROSE

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

 

Rose Le nom « Rose » est donné à des fleurs.

LA ROSE dans

Mignonne, allons voir si la rose

A CassandreMignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
Pierre de Ronsard (recueil: les odes)

Deux rosiers sont particulièrement appréciés dans le monde aromatique et médicinal.

Le rosier à cent feuilles est une espèce cultivée par les parfumeurs, les liquoristes et le pharmaciens.

Le rosier de Provins(rosa gallica)est connu sous le nom de roses rouges; on utilise ses pétales en thérapeutique.Ils renferment en abondance du tannin ainsi que de l’acide gallique, des hétérosides,un pigment et une huile essentielle.Les pétales possèdent des propriétés astringentes, toniques et purgatives.Ils sont à la base de plusieurs préparations tels que le vinagre de rose, le miel rosat et le sucre rosat.On fabrique également une pâte à lèvres contre les gerçures et les plaies appelée pommade rosat.L’eau de rose soigne et tonifie la peau.

Autrefois ,l’essence de rose était considérée comme un remède universel mais,actuellement ,c’est seulement pour son arôme que la pharmacie et la cosmétique l’emploient.

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LA RONCE

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

ronce2.jpgronce1.jpg Les ronces sont un ensemble d’espèces du genre rubus.

 

  • NOMS COMMUNS :
    Aronce, Mûrier sauvage, Éronce, Mûrier de renard, Catimuron, Mûrier des haies.CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
    Tanins galliques et catéchiques.PARTIES UTILISEES :
    Les fruits, les feuilles, les jeunes pousses, les fleurs et les racines

UN PEU D’HISTOIRE :Une jolie légende italienne explique pourquoi ces épines sont si redoutables. Jadis les Ronces tenaient auberge, mais elles firent crédit à tant de voyageurs qu ‘elles durent fermer boutique. C’est depuis ce temps-là que, postées sur les chemins, elles accrochent tous ceux qui passent pour les faire payer comptant.Tout, en elle, paraît conçu pour griffer : ses tiges, ses feuilles, le pédoncule même de ses fleurs, sont armés d’aiguillons; elle envoie de véritables tentacules hérissés de pointes dans toutes les directions, comme pour ne laisser aucune chance à ses proies : malheur au gamin rêveur qui expose ses mollets nus à la caresse de cette furie végétale!

Mais aussi la ronce protège : elle offre un abri sûr aux petits oiseaux et aux lapins que les carnassiers traquent; et elle est pour ainsi dire l’«envoyée» de la forêt dans les terrains que nous ne cultivons plus : sous ses rameaux épineux, les petits arbres poussent sans crainte des herbivores; quand ils se sont développés, elle leur laisse la place, et s’en va conquérir de nouveaux espaces, active à se reproduire à coups de marcottages naturels (une tige se recourbe, prend racine, et donne naissance à un nouveau pied).

Mangez des « mûres » à volonté, au sucre, en confitures ou en sirops : c’est un aliment aussi délicieux que sain. Celles qui sont bien noires combattent la constipation, aident la digestion, combattent les inflammations de la bouche et de la gorge, et aident à la guérison des angines et des amygdalites.

Les autres parties de la plante ne sont pas moins actives (feuilles, jeunes pousses, fleurs et racines). Le médecin grec Dioscoride les conseillait déjà pour resserrer les organes trop distendus (intestin, utérus), pour consolider les gencives, pour soigner les ulcères et les vilaines plaies, pour calmer la douleur occasionnée par les hémorroïdes, et pour atténuer le désagrément des aigreurs d’estomac. Au Moyen Age, sainte Hildegarde ajoutait à cette liste d’indications la toux, les maux de gorge, les fièvres, les migraines et les rages de dents.

DESCRIPTION :La Ronce est un sous-arbrisseau dont les tiges, qui peuvent atteindre 4 mètres, sont couchées, rougeâtres, munies de nombreux aiguillons. Les feuilles, alternes, pétiolées, composées de trois à sept folioles, sont grandes, ovales, dentées, d’un beau vert dessus, cotonneuses dessous. Les fleurs, visibles de mai à août, assez grandes, blanches ou rosées, sont disposées à l’extrémité des rameaux

CULTURE ET RÉCOLTE :

Commune en Europe, la Ronce est le « poison » de tous les jardiniers. Si on y tient vraiment, on peut toujours la multiplier par les drageons.
Vous n’aurez aucune peine à trouver des ronces à deux pas des chemins de campagne… ou même en plein milieu, lorsqu’ils ne sont pas bien entretenus. Cueillez les jeunes pousses et les feuilles au printemps, les fleurs juste avant l’épanouissement, et faites-les sécher à l’ombre. Arrachez les racines en été. Cueillez les mûres, selon vos besoins, soit lorsqu’elles sont encore vertes, soit lorsqu’elles ont pris la jolie couleur sombre qui est la leur après s’être gorgées de soleil.

USAGES :La ronce est particulièrement efficace contre les diarrhées chroniques, les saignements et les hémorragies de toutes sortes, les plaies, la grippe, les maux de gorge, les angines et l’enrouement. En gargarismes, elle fait merveille contre les infections et les irritations des gencives. Elle est également efficace contre les maladies de la peau (dartres, acné, eczémas), les abcès, les furoncles. Elle est ,de plus, utilisée avec succès pour soigner des hémorroïdes et des pertes blanches.
Elle constitue enfin un bon traitement d’appoint contre la blennorragie.

INDICATIONS :- DIARRHÉES CHRONIQUES,
- ANGINE, GRIPPE ET ENROUEMENT,
- DARTRES, ACNÉ, ECZÉMAS, ABCÈS,
- HÉMORROÏDES ET PERTES BLANCHES.

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LA REINE-DES-PRES

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

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Reine-des-prés
Filipendula ulmaria
Filipendula ulmaria
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre Filipendula
Nom binominal
Filipendula ulmaria

 

La reine-des-prés en feuilles

NOMS COMMUNS :
Spirée ulmaire, Ulmaire, Barbe de chèvre ou de bouc, Pied de bouc, Herbe ou fleur aux abeilles, Belle des prés, Vignette, Ormière, Herbe du pauvre homme.
CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
Glucosides, gaultérine, spiréine, héliotropine, vanilline et acide salicylique.
PARTIES UTILISEES :
Fleurs, sommités fleuries et racines.
UN PEU D’HISTOIRE :En écrasant une pincée de fleurs ou de feuilles, on perçoit une franche odeur de salycate de méthyle. L’huile essentielle élaborée par la plante en contient ainsi que de l’aldéhyde salicylique, qui constituent en grande partie l’action salutaire de la Reine des Prés. Un petit rappel de quelques faits touchant à la chimie et à la pharmacopée vous fera mieux saisir le mécanisme de cette action :   1) c’est dans l’oxydation de l’aldéhyde salicylique qu’en 1838 le médecin et pharmacologue italien Rafaele Piria a découvert l’acide salicylique ;   2) c’est à partir de cette acide salicylique que le chimiste strasbourgeois Charles-Fréderic Gerhardt a découvert en 1853 l’acide acétyl-salicylique, dérivé du précèdent, qui est le plus répandu de tous les médicaments puisque c’est l’aspirine;

   3) le nom même de ce médicament évoque les liens étroits qui le rattachent à la Reine des Prés car il lui a emprunté son appellation scientifique en passant de « spirée » à « aspirine ».

Le parfum suave et aromatique qu’exhale la plante la faisait jadis employer pour parfumer la bière, l’hydromel, ou le vin, auxquelles elle communiquait une très fine saveur de malvoise, ce célèbre vin grec au goût de Muscat.
Elle passait pour être sudorifique, cordiale, vulnéraire et détersive autrefois, mais elle ne semble pas avoir était utilisée par les Anciens, et fort peu par les médecins du XVIIé et XVIIIé siècle.
C’est seulement vers 1850 que ses propriétés antirhumatismales et diurétiques ont été remises en lumière par l’abbé Obriat, un curé de Haute-Marne, qui fit connaître les succès qu’il en avait obtenus dans le traitement des hydropisies. Teissier, médecin de l’Hotel-Dieu de Lyon, ayant eu connaissance de ses succès se livra à des expériences qui démontrèrent à l’évidence les propriétés particulièrement diurétiques de la plante.

CULTURE ET RÉCOLTE :Vous pouvez évidemment, si vous le désirez, planter la reine-des-prés au jardin; elle se multiplie fort bien par éclats de souche, et n’exige que deux choses : beaucoup d’eau et un peu d’ombre.
Cueillez la reine-des-prés au début de la floraison, en juin-juillet, dans les prairies inondées, au bord des sources, près des rivières, etc. Les racines sont actives, de même que les feuilles (plus faiblement), mais les fleurs ont un parfum si suave que ce sont elles que je vous conseille de récolter en premier. Coupez les grandes « queues fleuries » de la plante à mi-hauteur, et faites-les sécher dans votre grenier, accrochées au plafond la tête en bas.USAGES :

Les sommités fleuries renferment un ensemble de composants dont des flavonoïdes et autres hétérosides phénoliques. Ils confèrent a la reine des près des propriétés anti-inflammatoires puissantes utilisées dans le traitement des rhumatismes articulaires chroniques et de l’arthrose. L’ulmaire ou spirée (autres noms de la reine des près) renferme des dérivés salicylés qui ont la propriété d’abaisser la fièvre.
Ils ont une action anti-inflammatoire et antalgique a la fois douce, progressive et parfaitement bien tolérée.

Une étude menée en 1989 contre placebo a montré que la reine des près constitue, en association avec le cassis, un traitement de fond efficace de la maladie rhumatismale chronique. ceci d’autant plus qu’elle est parfaitement bien tolérée Elle diminue de façon appréciable ou supprime même la prise d’antalgiques classiques. qui sont toujours agressifs pour l’organisme à long terme. La plante est aussi un bon diurétique qui est utilise dans les cures d’amincissement pour favoriser l’élimination rénale de l’eau et résorber les œdèmes ou la composante douloureuse est souvent présente.

INDICATIONS :- CELLULITE,
- TRATEMENT DE FOND DES RHUMATISMES CHRONIQUES,
- ARTHROSE,
- ŒDÈMES,
- FIÈVRE.

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LE RAIFORT

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

raifort1.jpgRacines de la plante de raifort

  • Raifort vient du vieux français « raiz fors » qui signifie racine piquante.
  • Le raifort est parfois appellé « moutarde des Allemands » car ce sont les allemands qui avaient introduit cette plante en France.
  • Le raifort n’est guère plus cultivé en France ou l’on utilise plutôt la moutarde.

Le raifort…..la pénicilline du jardin.

Raifort
Armoracia rusticana
Armoracia rusticana
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Capparales
Famille Brassicaceae
Genre Armoracia
Nom binominal
Armoracia rusticana
G.Gaertn., B.Mey. & Scherb., 1800

Manger du raifort est très sain. On parle souvent du raifort comme de la pénicilline du jardin. Saviez-vous que le raifort est l’un des aliment les plus sain ? Le raifort a une double contenance en Vitamine C, comme le citron et contient aussi les vitamines B1, B2 et B6, tout comme bon nombre de sels minéraux (magnésium, calcium, phosphore, fer…) des substances antibiotiques (allicine et sinigrine).Le raifort facilite la digestion et la circulation sanguine, tout en régulant la tension. Le raifort fortifie les défenses immunitaires et protège des refroidissements (NDA :c’est peut-être pour celaqu’il se trouve dans les assiettes des alsaciens durant les rudes périodes hivernales ?) Le raifort en application externe aide contre les rhumatismes, ichias et les piqûres d’insectes.Coutume allemande : si vous avez mal à la tête, prendre un peut de raifort râpéet respirer les vapeur jusqu’à devoir éternuer !

Le raifort vous aide à rester en bonne santé tout en mangeant

Si vous essayer de perdre du poids, soyez sûr que le raifort ou la moutarde soient sur votre liste de commissions. En effet, ces condiments ont eu récemment une très bonne note du NHLBI (National Heart, Lung and Blood Institute), l’institut de la santé public aux États-Unis. Ils ont été très bien notés pour leurs saveurs et leur faible contenance en graisse

 Le raifort et la moutarde préviennent contre les bactéries nocives.

La prochaine fois que vous manger du raifort, vous ne relevez pas seulement la saveur de votre plat, mais vous prévenez aussi contre des maladies dues à l’alimentation. Le raifort et l’huile de moutarde protègent contre la Listeria, E. coli, Staphyloococcus aureus et d’autres pathogènes alimentaires. La raison : Le raifort et l’huile de moutarde contiennent un purgeant chimique appelé allylisothiocyanate (AITC). L’huile de moutarde a 93% AITC, et le raifort 60% de cet ingrédient.


 

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LE RADIS ROSE

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

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Radi(s)calement bons

La valeur énergétique du radis est très faible, il a un apport calorifique de l’ordre de 20 pour 100 grammes. Ce qui n’est pas forcément le cas de ces accompagnateurs les plus courants (pain et beurre par exemple).

 Pour 100 g net : 20 kcalories. Glucides = 3,5 g ; Eau = 94 g ; Fibres = 1,5 g ; Vit. C = 25 mg ; Vit. B1 = 0,03 mg ; Vit. B2 = 0,03 mg ; Vit. B3 = 0,25 mg ; Vit. B5 = 0,18 mg ; Potassium = 255 mg ; Soufre = 38 mg ; Calcium = 34 mg ; Fer = 1,8 mg.

 Le radis est riche en fibres, en minéraux (potassium, calcium, fer …) et en vitamines : B et notamment C (de l’ordre de 30 % du besoin quotidien), ce qui le classe comme un antiscorbutique de première force. Les pigments rouges du radis – anthocyanes – entrent dans la composition du « facteur vitaminique P », qui améliore l’action de la vitamine C et joue sur la résistance des capillaires sanguins.

 La saveur « piquante » du radis, plus ou moins bien appréciée, est dûe à des substances soufrées (en particulier les gucosides). Ces composés stimulent l’appétit (apéritif on disait !) et la digestion.

 Bourrés de sels minéraux, entre autres iode, magnésium et soufre, on recommande les radis contre la fatigue, la dépression, les toux rebelles, la lithiase biliaire, les dyspepsies, l’insuffisance hépatique, la goutte, les rhumatismes et les arthrites chroniques…  Eh bien !.

 Traditions populaires

 Si on souhaite l’utiliser comme médicament : le radis est connu pour lutter contre la nervosité et fortifier les dents, les ongles et les cheveux.

 Problèmes de foie les lendemains de fête ? Rien de tel qu’une cure du jus de radis noir pour nettoyer les voies biliaires et la vésicule, à raison de 2 fois par jour un demi-verre avant les repas principaux.

Ce même sirop de radis noir peut s’attaquer à des toux rebelles, elles ne résisteront pas.

Pour fabriquer le susdit sirop : peler légèrement les radis noirs, les couper en rondelles et les mettre en couches alternées avec du sucre candi dans un saladier. Au bout de vingt-quatre heures, récolter et filtrer le sirop obtenu.

 On peut parfaitement faire une cure de radis en jus ou simplement crus, au printemps, en guise de dépuratif, pour éclaircir le teint et reprendre de nouvelles forces. Chaque jour, en entrée, à midi et le soir, mangez une dizaine de radis râpés, coupés en fines rondelles ou entiers, en les mâchant consciencieusement.

 Dans la joie et la bonne humeur

 Le radis occasionne parfois des blurps (renvois en langage scientifique). Cet effet pourra être supprimé en mangeant les radis pelés. Ce qui laisse environ 1/3 de déchets.

 Jusqu’au bout des fanes

 Les fanes de radis sont riches en provitamine A, en acide folique, en vitamine C et en fer. Donc, ne pas hésiter pas à manger les tiges vertes des radis (très frais) ou à utiliser leurs feuilles en soupes ou potages.

Velouté de fanes de radis

J’ai découvert cette soupe chez ma mère, il y a fort longtemps déjà et je l’ai trouvée super bonne. Cela consiste à réaliser un velouté à partir des feuilles de radis, chose à laquelle je n’aurais jamais pensé à l’époque. Dorénavant, je garde les feuilles et jette les radis (je déconne).

Donc voici comment on réalise cette bonne petite soupe :

Ingrédients (3-4 personnes)

-les feuilles d’une botte de radis
-un oignon ou deux échalottes
-un filet d’huile d’olive
-une grosse patate
-75 cl d’eau

Préparation :

Laver les fanes de radis, émincer l’oignon, le faire revenir avec le filet d’huile d’olive dans une casserole. Ajouter les fanes de radis et laisser mijoter à feu doux.
Eplucher la pomme de terre, la couper en tranches, les mettre dans la casserole et verser 75 cl d’eau. Saler, poivrer et laisser cuire à feu doux jusqu’à ce que les pommes de terre deviennent tendre (au bout d’une demi heure environ).
Laisser refroidir et passer soit au mixer soit au moulin à légumes, vous obtiendrez un bon velouté onctueux. Rectifier l’assaisonnement et réchauffer quelques minutes sur feu doux.

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LE POMMIER

Posté par eurekasophie le 4 octobre 2008

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Pommier domestique
Malus pumila
Malus pumila
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Rosales
Famille Rosaceae
Genre Malus
Nom binominal
Malus pumila
Mill., 1768
  • Le saviez-vous?  
  • Le mot « pomme » vient du latin pomum qui signifie « fruit », mais désignait tous les fruits. Le nom botanique Malus, vient de
  • Malum qui désignait cette plante dans l’Antiquité.
  • Depuis qu’Eve a offert le fruit défendu à Adam, la pomme, fruit de l’arbre de la science du bien et du mal, a toujours été associée à la tentation.
  • Aux États-Unis, la fleur de pommier a été adoptée comme emblème par les états de l’Arkansas et du Michigan.
  • La pomme est bourrée de vertus médicinales. On y trouve des vitamines, des sucres assimilables, des enzymes indispensables au bon équilibre du corps, des acides essentiels (acide malique), et les minéraux mêmes de la vie( potassium, sodium, calcium, magnésium, phosphore….). C’est la peau des fruits qui est incontestablement la plus riche: hélas! les méthodes de l’arboriculture moderne, avec leur cortège de pesticides, obligent à l’ôter….
  • Du point de vue médicinal, les plus anciens auteurs vantaient la cure de pommes, comme je vous la conseille à tous. Au Moyen Age, sainte Hildegarde ne se limitait pas au fruit de l’arbre: elle conseillait les fleurs et les feuilles du végétal contre les maladies des yeux, ses jeunes greffons juste » redémarrés » contre les crises de goutte, et ses bourgeons contre de nombreuses affections, notamment les maux de tête, la jaunisse, les digestions difficiles, les aigreurs d’estomac, les coliques et la constipation.
  • L’écorce du pommier est tonique, stimulante, capable de faire tomber la fièvre, et propre à resserrer les tissus ou les vesseaux distendus. Elle constitue un succédané honnête de la quinine. Les feuilles et les fleurs du végétal, ainsi que les bourgeons, sont largement diurétiques. On peut les conseiller également contre les calculs urinaires et les maladies de la vessie(cystites, notamment). La pomme elle-même se montre calmante(une bonne pomme avant le coucher: le sommeil vient plus facilement), rafraîchissante, propre à libérer les bronches et le nez des mucosités qui les encombrent, et capable de faire tomber la fièvre. Elle est diurétique, antidiarrhéique, et surtout laxative.
  • C’est surtout cuite que la pomme est laxative et calmante; mais, crue ou cuite, elle excelle à purifier le sang; elle aide le corps à se libérer de ses toxines; elle stimule la digestion, et elle convient particulièrement bien aux rhumatisants, aux goutteux, aux malades du foie et des reins, à ceux qui souffrent d’artériosclérose, d’obésité, d’hémorroïdes, d’eczéma et de maladies de la peau; le fruit d’Eve, fruit de la santé, ne pouvait manquer d’être aussi un fruit de beauté….

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