• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 25 septembre 2008

LA CAPUCINE

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

Plante cultivée que l’on utilise entière sans les racines.La capucine est utilisée pour les maladies respiratoires comme les bronchites.
Egalement : Règles insuffisantes, constipation, manque d’appétit, rachitisme.
Et en usage externe : Chute des cheveux.

 

Nom latin

Tropaelum majus

Famille

Tropaelolacées

Autres noms

Cresson d’Inde

Cresson du Mexique

Cresson du Pérou

Fleur d’amour

Fleur sanguine du Pérou

Plante pour les cheveux

Poivre du Pérou

Partie utilisée

Les graines
Les feuilles
Les fleurs

Cette fleur sud américaine, appréciée pour ses qualités décoratives se prête très bien à un usage culinaire.
Les graines vertes ont un goût poivré. Les feuilles apportent aux salades et potages qu’elles accompagnent un goût de cresson légèrement poivré. Les jeunes boutons floraux sont excellents utilisés comme câpre, et enfin, les jeunes fleurs peuvent décorer originalement les salad

En infusion une pincée par tasse d’eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 3 tasses par jour.En usage externe une poignée de feuilles, fleurs et graines dans un litre d’eau faire bouillir 15 minutes en lotion du cuir chevelu contre la chute des cheveux.

capucine2.jpgcapucine.jpg

Publié dans "C**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaire »

if (typeof OA_show === "function") OA_show('b300'); // ]]> -->

la bourse à pasteur

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

bourseapasteurfleur.jpg

Bourse à pasteur
Capsella bursa-pastoris

On dit qu’à la ceinture des bergers d’autrefois, pendait une bourse, vaguement triangulaire, qui était toujours plate, « because » les bergers étaient très pauvres, c’est bien connu. C’est à cause de la ressemblance des fruits de la plante à cette fameuse bourse qu’on lui a donné le nom de bourse-à-pasteur, plus rarement bourse à berger, ou encore mollette de berger.

D’ailleurs, il est intéressant d’observer qu’en français comme en anglais, le mot « pasteur » apparaît dans le nom de nombreuses plantes. Ainsi, on a l’horloge de pasteur, la boussole de pasteur, l’aiguille de pasteur, la pipe de pasteur, la massue de pasteur… On peut imaginer que toutes ces plantes ont fait office d’outils et d’instruments de fortune pour les pasteurs qui, six ou sept mois par année, vivaient loin de tout et devaient se débrouiller avec ce qu’ils trouvaient dans le milieu sauvage.

Son rôle dans l’équilibre écologique

Tout comme le plantain, la bourse-à-pasteur est l’une des premières plantes à coloniser une terre nue. Dans ce sens, elle contribue à réduire les effets de l’érosion résultant de l’action du vent ou de la pluie. Il faut la remercier pour cela d’autant plus qu’elle a une remarquable capacité d’adaptation aux sols de toute nature. Par contre, elle est dotée d’une prodigieuse fécondité – une seule plante peut mûrir 50 000 graines – ce qui, pour les jardiniers qui auront négligé de l’arracher au bon moment, représente des années et des années de lutte acharnée pour l’éradiquer du potager. Toutefois, peut-être se consoleront-ils de savoir que ses graines sont très appréciées des oiseaux. Il ne faut donc pas hésiter à ramasser la plante et à la faire sécher pour les récupérer et les mettre dans les mangeoires. L’hiver, à – 20 ° C, en pleine tempête, cela fait chaud au coeur de voir les minuscules mésanges manger tout leur content.

Les humains aussi en mangent?

En Europe, on a mangé les jeunes rosettes de feuilles, crues ou cuites, au printemps surtout. On les a également conservées par lactofermentation. Au Japon, elles constituent l’une des sept herbes printanières traditionnelles, hachées et cuites avec du riz et d’autres plantes sauvages. Un peu sucrées, les petites fleurs blanches peuvent s’ajouter aux salades. On peut également exprimer le suc de la plante fraîche et l’ajouter à un jus de légumes. Enfin, les petites graines possèdent une saveur piquante qui en fait un excellent condiment, tout à fait terroir.

Bien que la plante soit naturalisée depuis longtemps, les Amérindiens ne semblent pas l’avoir consommée dans le passé. Ainsi, c’est assez récemment que les Nlaka’pamux de la Colombie-Britannique la préparent en faisant tremper les feuilles toute la nuit pour les manger ensuite crues ou cuites à la manière des épinards. Voyez aussi notre recette dans Documents associés.

Et ça soigne quoi?

Comme la majorité des plantes de la famille des crucifères, la bourse-à-pasteur a servi à combattre le scorbut. De plus, elle serait un antiseptique urinaire et aurait la propriété de dissoudre les calculs aux reins. « Ici, au Canada, écrit-on dans la Matière Médicale des Soeurs de la Providence, on l’emploie beaucoup pour les maladies de vessie, surtout des vieillards. »

Mais c’est pour ses propriétés hémostatiques qu’elle est le mieux connue. On l’a employée en Allemagne au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918) pour arrêter les hémorragies consécutives aux blessures. Pour les mêmes raisons, elle a servi à soigner les divers types d’hémorragies utérines qui touchent les jeunes filles à la puberté ou les femmes à la ménopause et soignerait les règles profuses et irrégulières. Tonique astringent, elle est réputée augmenter le tonus du muscle utérin, action qui serait d’ailleurs connue depuis l’Antiquité grecque. Varices, hémorroïdes, hémophilie, hématurie et hémoptysie bénéficieraient également de son activité hémostatique.

Toutefois, ses propriétés hémostatiques sont controversées, particulièrement en ce qui a trait aux hémorragies utérines. On « se dispute » très fort à ce sujet dans certains cercles médicaux allemands, faisant parfois usage, raconte-t-on, d’épithètes fort disgracieuses. C’est que l’efficacité de la plante peut varier considérablement selon les lots. Certains croient que c’est parce que l’activité thérapeutique n’est pas attribuable à la plante elle-même, mais à un champignon qui vivrait en symbiose avec elle. Seules seraient efficaces les plantes portant le champignon. Cependant, bien qu’élégante, cette hypothèse n’a pas été démontrée. Une autre hypothèse, plus vraisemblable, est que les composés actifs de la plante s’altèrent rapidement une fois qu’on l’a récoltée. D’où la recommandation traditionnelle, séculaire, de l’employer uniquement fraîche, que ce soit en infusion ou en teinture, chose relativement facile, car elle se récolte pratiquement tout au long de la saison.

À cause de ses propriétés astringentes, on l’a aussi employée contre la diarrhée. On lui attribue en outre le pouvoir de stimuler la circulation et d’abaisser la pression sanguine. De plus, elle serait utile contre l’épilepsie et certaines affections nerveuses. Pour leur part, les Chinois assurent que les graines améliorent la vision.

Préparations

On prépare l’infusion en faisant bouillir puis infuser 10 minutes 30 à 60 g de plante par litre d’eau. Prendre trois tasses par jour, entre les repas. La teinture se prépare en faisant macérer pendant 10 jours 350 g de plante fraîche dans un litre d’alcool à 45 %. Prendre 15 à 20 gouttes, 2 ou 3 fois par jour.

Par voie externe, on peut appliquer la plante fraîche sur les plaies, particulièrement sur les coupures qui saignent abondamment. De même, on arrêtera un saignement de nez en plaçant dans la narine un morceau d’ouate imbibé du suc de la plante.

Êtes-vous du type « bourse-à-pasteur »?

Selon la tradition hygiéniste allemande, il existe un type de femme « bourse-à-pasteur », comme il y a un type de femme « achillée millefeuille », «camomille» ou « alchémille ». La femme « bourse-à-pasteur » est peu compliquée, optimiste, pleine de vie et d’enthousiasme; de plus, elle possède une extraordinaire aptitude à récupérer rapidement après une maladie. Utile à toutes les femmes (quel que soit leur type) épuisées par de nombreuses grossesses ou par les interminables veilles qu’imposent parfois la naissance et les premiers mois de la vie d’un enfant, la plante serait particulièrement bénéfique aux femmes « bourse-à-pasteur », car elle rehausserait leur faculté de récupération rapide et complète à la suite d’une période d’épuisement profond.

On la trouve où?

Considérée comme une des mauvaises herbes (Mauvaises? Non! tout au plus inopportunes et malvenues aux yeux de certains!) les plus répandues sur la terre, la bourse-à-pasteur pousse dans n’importe quel sol sous n’importe quel climat. On la trouvera dans les terrains vagues ou les clairières, sur le bord des chemins, le long des haies, à l’ombre comme au soleil, en plaine comme en montagne. Elle ne dédaigne pas non plus les fentes des trottoirs. On récolte ses parties aériennes lorsqu’elle est en fleur.

Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaire »

La bourrache

Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

bourrache2.jpgbourrache.jpg

Bourrache officinale
Borago officinalis

 

La bourrache

(Borago officinalis – borage) est une plante annuelle de la famille des borraginacées comme la consoude, le myosotis et la vipérine. Elle est originaire de l’ouest de la méditerrannée mais naturalisée à plusieurs endroits en Europe et en Amérique, dont ici même au Québec.

Description

La bourrache a l’aspect d’un buisson. Elle atteint de 20 à 60 cm de hauteur habituellement mais peut croître jusqu’à 90 cm de hauteur en sol riche.

Les feuilles gris-vert de la bourrache sont épaisses et hérissées de poils. Elles sont ovales à oblongues, celles de la base formant une rosette et les autres alternant sur la tige principale et les branches. La tige ronde est pubescente et vide au centre.

Les fleurs en forme d’étoile possèdent une corolle bleue à mauve, parfois même rose ou blanche, avec un cône noir à brun foncé qui prolonge les étamines. Les fleurs forment des grappes pendantes.

CULTURE

Conditions propices

La bourrache croît bien dans la plupart des types de sols et peut se contenter des sols pauvres et secs. Un sol léger et bien drainé est préférable. Le pH doit se situer entre 4.8 et 8.3. L’exposition des plants peut être en plein soleil ou en demi-ombre.

Propagation

La bourrache se propage par semis bien que la division racinaire soit possible. On plante les graines tôt au printemps en sol chaud en groupe de trois dans des trous de 2,5 cm de profondeur et à tous les 30 à 60 cm en rangées, en rangs espacés de 45 cm. Lorsque les plants ont 5 cm de hauteur, on les éclaircit de façon à ne garder que les meilleurs. Avec 28 grammes (1 once) de graines de bourrache, on peut semer un rang de 150 mètres.

La bourrache prend environ 8 semaines à fleurir. Une plantation en mai donnera des fleurs en août et continuera à fleurir jusqu’au premier gel après quoi les fleurs se transformeront en une masse noire.

La bourrache produit des graines facilement et donc se propage d’elle-même. Elle développe une racine forte, ce qui la rend difficile à transplanter. Il est donc conseillé, pour un jardin, de planter la bourrache en bordure ou en un point central, de toute façon dans un endroit permanent où son envahissement ne gênera pas. C’est une plante idéale pour une prairie-pelouse ou un coin un peu sauvage.

Les plante compagnes recommandées avec la bourrache sont le fraisier et les choux.

Récolte

La récolte des feuilles se fait de préférence avant que les fleurs n’apparaissent. A ce stade, elles sont tendres et parfumées. En fait, on peut commencer à récolter les feuilles dès que les plants ont atteint 5 cm de hauteur.

La récolte des fleurs se fait dès le début de la floraison. On peut faire deux à trois récoltes successives ou faire des semis successifs. Attention aux abeilles qui sont nombreuses à butiner sur la bourrache! En année pluvieuse, l’arôme des fleurs est beaucoup moins prononcé.

Séchage

Un séchage rapide à l’ombre, à l’air et à chaleur modérée (entre 18 et 35C) est préférable pour les feuilles et les fleurs de la bourrache. Il est important de les disposer en couches minces sur les séchoirs et de s’assurer que les feuilles ne sont pas superposées, ce qui empêcherait la circulation de l’air. Si la circulation de l’air n’est pas bonne, la bourrache a tendance à devenir brune ou noire. Pour de petites quantités de fleurs à sécher, il est préférable d’enlever les feuilles. On peut conserver la bourrache séchée en sac de jute en entrepôt chauffé.

UTILISATIONS

Utilisations alimentaires

Les feuilles, les tiges et les fleurs de la bourrache sont utilisés en alimentation.

Les feuilles fraîchement cueillies ont un goût de concombre. Elles sont:

  • - ajoutées aux salades (avec le cresson et le pissenlit par exemple) et aux sandwichs;
  • - utilisées comme herbe fine pour les sauces accompagnant les viandes, les ragoûts, dans les soupes aux pois, dans les omelettes, dans la panure de poisson et les marinades;
  • - bouillies, elles rappellent l’épinard et leurs pilosités disparaissent.
  • Les fleurs sont mangées en salade, mises en conserve, utilisées en confiserie, en sirop ou comme garniture sur les pâtisseries. Elles sont utilisées aussi pour colorer en bleu ou décorer le vinaigre, les alcools et les jus de fruits. Pour n’avoir que la corolle, on prend délicatement la tige de la fleur derrière les sépales, puis on pince et tire les anthères. Toute la corolle quittera alors son piédestal.

    Les fleurs et les feuilles sont infusées ou ajoutées dans la préparation de boissons rafraîchissantes telles que punch ou jus de fruits. Une boisson agréable consiste à prendre une poignée de feuilles fraîches et les laisser tremper dans un litre d’eau avec quelques feuilles de menthe.

    Les tiges séchées sont utilisées pour parfumer les boissons comme le negus et le claret.

    Utilisations médicinales

    Les feuilles de la bourrache, particulièrement lorsqu’elles sont fraîches, sont riches en mucilage, en calcium et en nitrate de potasse (salpêtre). La plante contient jusqu’à 3% de tannins et 30% de mucilage. On lui reconnaît les propriétés suivantes:

  • Lactagogue: La bourrache est utilisée pour accroître la quantité de lait des mères qui allaitent. Plutôt que les feuilles, les Argentins utilisent les graines broyées et ajoutées à du vin blanc comme lactagogue.
  • Pectorale: La bourrache combat les affections pulmonaires telles que les bronchites. Elle est aussi indiquée dans les cas de jaunisse et de maladie du foie et les troubles des reins.
  • Tonique: Selon les anciens Grecs et Celtes, la bourrache rend joyeux et redonne courage aux guerriers. Elle est conseillée pour revigorer les convalescents. Il est prouvé que la bourrache stimule les glandes adrénales. Elle sert aussi à purifier le sang et tonifier le système nerveux ce qui est utile contre l’hystérie et les palpitations cardiaques.
  • Sudorifique, fébrifuge, diurétique et laxative: L’infusion de bourrache augmente la transpiration et la décoction permet de réduire la fièvre. On l’emploie pour aider aux éliminations: rhume, bronchite, rhumatisme, éliminations des chlorures.
  • Émolliente: Le mucilage que contient la bourrache lui donne des propriétés émollientes, adoucissantes, rafraîchissantes qui en font un calmant pour la toux. Elle est indiquée aussi dans les cas de péritonite et pleurésie pour son action calmante et anti-inflammatoire. On fait un cataplasme de bourrache en grattant les poils sur les feuilles et en appliquant sur les inflammations. Ce cataplasme serait bon contre les varrices. Les feuilles macérées sont utilisées au Liban sur les coupures et l’eczéma. Le contact avec les feuilles fraîches peut provoquer une dermatite chez les personnes sensibles. Les cendres de la plante sont aussi utilisées en gargarisme ou mélangées avec de la mélasse pour soigner les maux de gorge.
  • L’utilisation prolongée de la bourrache n’est pas conseillée. En infusion, on prend 1 c. à thé de fleurs séchées ou 2 à 3 c. à thé de feuilles séchées dans 1/2 tasse d’eau pour 5 minutes OU 20 à 40 g de fleurs séchées par litre d’eau bouillante, 3-4 tasses/jour.

    En décoction: 40-50 g de fleurs+tiges+feuilles par litre d’eau.

    Utilisations agricoles et horticoles

    La bourrache est très attirante pour les abeilles. Elle donne un miel de couleur claire.

    Le bleu de ses fleurs est très apprécié en horticulture ornementale. Il s’agit d’une bonne plante pour la croissance en pot car, en pleine terre, elle peut être très compétitive à cause de son feuillage qui fait de l’ombre et de sa racine puissante. Sa combinaison avec des alysses et des aubergines donne un résultat esthétique intéressant.

    En production animale, la bourrache est utilisée comme tonique.

    Comme engrais vert, la bourrache serait intéressante, ne serait-ce du coût de la semence. Sa racine s’enfonce profondément et ses feuilles riches en salpêtre (nitrate de potassium) fournissent des minéraux facilement disponibles.

    Dans la lutte contre les ravageurs, il semblerait que la bourrache repousse les pucerons selon certaines sources populaires. Par ailleurs, des études scientifiques ont démontré que des extraits à l’éthanol ou à l’eau de bourrache n’avait pas d’effet sur les moustiques et le scarabée japonais, bien que ce dernier n’attaque pas la bourrache.

    La bourrache a des propriétés anti-fongiques prouvées, entre autres contre la moisissure grise (Fansworth et al., 1968), d’où sans doute son indication comme plante-compagne du fraisier

    Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 1 Commentaire »

    La bourdaine

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

    bourdaine.jpg

    Bourdaine
    Frangula dodonei

    PHYTOTHÉRAPIE


    SPHÈRE DIGESTIVE
    Nom courant : BOURDAINE Nom latin : Rhamnus frangula
    (Frangula alnus)
    Autres Noms : Nerprun bourdaine, bourgène

    Famille : Rhamnacées
    bois noir, puène, pastel lourd
    Autres domaines : Spécifique : Pancréas/Intestin

    Principales propriétés :
    La bourdaine est une plante utilisée essentiellement pour ses propriétés laxatives, elle ne doit pas être pre- scrite sèche et en cas de fragilité intestinale (irritation) ajouter de la racine de guimauve.
    Étymologie : Rhamnus vient de ramnos qui est le nom grec de la bourdaine ; frangula vient de frangere mot latin signifiant : casser, en effet, les rameaux cassent facilement.Description : Arbuste qui peut atteindre 5 à 6 m de haut dont l’écorce, et en particulier celle des rameaux, est couverte de petites taches blanches appelées lenticelles. Les feuilles sont arrondies à la base. Les fleurs sont blanches, roses ou verdâtres et le fruit est une petite drupe noire rappelant la myrtille.

    Habitat : Toute l’Europe. Fréquente dans les haies, les taillis, les bord de l’eau et les marécages

    Parties utilisées : La seconde écorce (l’aubier) sur des rameaux d’au moins 3 ans d’âge.

    Constituants : Matières minérales
    Anthraquinones (dont la fraguline, laxatif irritant)

    Propriétés : Écorce fraîche
    Émétique puissant (favorise le vomissement)

    Écorce sèche
    Laxatif+++
    Cholagogue +
    Purgatif
    Vermifuge +++
    Antifongique
    (aspergillose)
    Aspergillose. Maladie causée par le développement d’un champignon, Aspergillus fumigatus, dans l’organisme de l’homme et des animaux. Elle se présente généralement chez l’homme sous la forme d’une affection pulmonaire avec hémoptysies (pseudo-tuberculose aspergillaire) ou de lésions cutanées (érythème, pustules, ulcérations, tumeurs sous-cutanées, fistulisées).

    Indications :
    Constipation (origine intestinale) +++
    Insuffisance hépato-biliaire (en association) ++
    Intoxication aiguë
    (en tant que purgatif, vomitif, écorce fraîche)
    Virus de l’herpès ++
    Maladie de la rate
    (grosse rate hématologique, problèmes sur les lignées sanguines, lymphocytes)

    Posologie : Interne
    - décoction :
    - Pour un déblocage ponctuel : entre 5 et 10 g pour un demi litre d’eau, faire bouillir 10 minutes et laisser macérer très longtemps (toute la nuit) et boire par petit verre, espacé tous les 1/4 heure ou les 20 minutes, jusqu’à obtention du résultat souhaiter (mieux vaut rester à la maison).
    - Pour l’herpès : 5 g dans un demi litre d’eau avec de la guimauve (si pas de problème intestinal).
    - Poudre : 1 à 2 g à prendre en même que l’on mange sinon irritant.
    - T.M. : 40 gouttes 3 fois par jour maximum (amorce le travail contre la constipation). Voir Cascara sagrada

    Externe
    - T.M. : Compresses diluées (herpès labial)

    Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaire »

    Le bouillon blanc

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

    bouillon3.jpgbouillon1.jpg

    NOMS COMMUNS :
    Molène, Herbe de saint Fiacre, Cierge de Notre-Dame, Bonhomme, Oreille de Saint-Cloud, Queue de Loup.

     

    CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
    iridoïdes, mucilages.

     

    PARTIES UTILISEES :
    la fleur et les feuilles.

    UN PEU D’HISTOIRE : Ses vertus sont connues de longue date. Dioscoride prescrivait ses racines dans les affections pulmonaires, Pline ses feuilles pour guérir les bronches des humains et les chevaux poussifs; sainte Hildegarde tenait la décoction de fleurs et feuilles pour un véritable spécifique de l’enrouement.Au Moyen Age, en dehors des utilisations qui sont restées courantes aujourd’hui, les médecins conseillaient le suc de bouillon-blanc pour la goutte et les hémorroïdes, cela après une curieuse préparation qui consistait à piler ensemble les feuilles et les fleurs, puis à les laisser pourrir dans une «tinette» de bois fermée hermétiquement avec du plâtre, récipient que l’on exposait au soleil ou que l’on enfouissait dans du fumier; au bout de trois mois de ce qu’on appelait une « digestion », on exprimait le suc qu’on conservait dans des flacons bien bouchés et qu’on appliquait sur les régions douloureuses. Les feuilles étaient également utilisées autrefois pour faire des mèches de lampe à huile, et l’épi floral pour chauffer le four des boulangers.

    DESCRIPTION :Le Bouillon blanc est une plante bisannuelle à racine pivotante, fibreuse et blanchâtre. Sa tige très haute, de 1 à 2 mètres, est droite, effilée, simple, très cotonneuse, elle porte des feuilles grandes, ovales, crénelées, cotonneuses, vert blanchâtre. Les fleurs, grandes, jaunes, sont groupées en un long épi terminal très serré. Elles sont visibles de juin à septembre.

     

    CULTURE ET RÉCOLTE :Le Bouillon blanc est très répandu dans toute l’Europe. Pour sa culture, choisissez une terre légère et bien travaillée. Semez en pleine terre ou sous châssis, à l’automne. Dès le printemps, repiquez les plants à 60 centimètres les uns des autres. Récoltez les feuilles juste avant la floraison, les fleurs à leur complet épanouissement. Les unes comme les autres sont très délicates à sécher, prenez soin de les mettre dans des endroits secs et aérés en les retournant très souvent.

    USAGES : La présence de mucilages adoucissants et d’ harpagosides anti-inflammatoires permet aux fleurs de bouillon blanc d’être utilisées avec sucés dans les inflammations de la gorge et les trachéites. On retrouve aussi d’autres substances actives, dont l’aucuboside, qui sont antimicrobiennes et analgésiques et complètent l’action adoucissante des mucilages dans le traitement des inflammations des voies respiratoires (les six autres étant : le coquelicot, la mauve, la guimauve,  la violette, le tussilage et le pied de chat). Préparez les feuilles ou les fleurs en infusion, à raison d’une cuillerée à soupe  par tasse. Prenez soin de bien filtrer pour éliminer les poils irritants. Prenez-en deux ou trois tasses par jour.

    Décoction De fleurs (et éventuellement de feuilles) pour l’usage externe ( lavements, compresses, pansements, etc.): jetez une bonne poignée de plante (trois poignées de feuilles) dans un litre d’eau.

    Huile

    De fleurs : dans 1/2 litre d’huile d’olive ou d’amandes douces, faites macérer pendant une semaine deux poignées de fleurs sèches.


     

    INDICATIONS :

    - TOUX,
    - TRACHEITE,
    - INFLAMMATION DE LA GORGE,
    - BRONCHITES AIGUES ET CHRONIQUES.

    Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaire »

    Le bleuet…

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

    bleuets.jpgbleuet.jpg

    Son nom

    Étroitement associé à la région du Lac Saint-Jean où il abonde, le mot « bleuet » – ou « beluet » ou « bluet » – a fini par signifier, un peu ironiquement, ses habitants, dont on dit qu’ils ont les mêmes caractéristiques que les petits fruits de la plante qu’il désigne : mi-sucrés, mi-aigres, très légèrement pâteux, mais avec un fabuleux potentiel créatif…

    Pour les Français, le mot est l’un des noms populaires d’une autre plante, la centaurée bleue, ce qui peut entraîner une certaine confusion dans la mesure où les deux plantes ont une action médicinale. D’où l’importance d’identifier les plantes par leur nom latin, n’est-ce pas? Vaccinium angustifolium ou Vaccinium myrtilloides, donc.

    On pense que ce nom vient du latin médiéval vaccinus, vaccinas, qui veut dire « vache », mais aucune explication ne nous est donnée quant aux raisons de cette association. Est-ce parce qu’en Europe, les bleuetières ont déjà servi de pâturages aux vaches? En tout cas, chose certaine, dans nos bleuetières à nous, on a beaucoup plus de chances de rencontrer un ours brun, du genre hypoglycémique et mal luné, qu’un bovidé au regard placide. À surveiller de près.

    Son rôle dans l’équilibre écologique

    Comme la majorité des plantes de la grande famille des éricacées (à laquelle appartiennent également le rhododendron, le thé du Labrador et le thé des bois), le bleuet vit dans la taïga et les tourbières où cette famille forme la masse de la végétation. Ils sont des millions d’individus à occuper ces milieux ingrats, peu attrayants pour les autres plantes. En plus de partager le même habitat, toutes ces espèces ont en commun d’être riches en tanin et de vivre en symbiose avec des champignons, le rhizoctone étant celui qui cohabite avec le bleuet et les autres Vaccinium. Fascinant, n’est-ce pas, que ce champignon soit si agréable au bleuet tandis qu’il est réputé détruire les racines de diverses plantes potagères et fourragères, dont l’asperge, la luzerne, le sainfoin et le trèfle!

    Et ça se mange?

    Question absurde s’il en est car qui, enfant, n’a pas passé au moins quelques heures à ramasser les petites baies bleu noir et à s’en barbouiller le visage de contentement?

    D’ailleurs, s’il y a une baie que les Amérindiens ont consommée en grande quantité et ont préparée d’innombrables façons, c’est bien le bleuet. Les Saulteux le faisaient cuire avec du maïs durant l’hiver ou le faisaient bouillir avec de la graisse d’orignal et divers autres aliments. Les Algonquins en faisaient une sorte de pâte de fruits ou le mangeaient avec du pemmican ou du beurre. Les Micmacs en extrayaient le jus. Même les Montagnais qui, paraît-il, dédaignaient normalement les aliments d’origine végétale, le prisaient. Pendant une certaine période de l’année, il constituait ni plus ni moins que la base d’un grand nombre de leurs recettes. Ils en faisaient notamment une sorte de gâteau déshydraté, extrêmement nutritif et nourrissant. Chez les Kwakwaka’wakw de la Colombie-Britannique, on mangeait les bleuets avec des oeufs de saumon. D’autres les cuisaient dans la bannique. Les Esquimaux les mélangeaient avec une variété de framboise et en faisaient une sorte de crème glacée, appelée « glace des Esquimaux ». Encore aujourd’hui, les Inuits les mangent avec des oeufs de poisson, de la graisse de phoque et du sucre; ou encore ils les mélangent avec de l’oseille et du blanc de baleine. À moins qu’ils ne les servent avec de la nageoire de phoque marinée, c’est selon.

    Pour les conserver, on les faisait simplement sécher au soleil ou sécher-fumer à feu très doux dans un panier d’écorce de bouleau, en utilisant les branches de l’arbuste comme carburant. Ou on les mélangeait à de la graisse – de phoque, de poisson-chandelle ou d’orignal. Dans les régions au climat plus clément, on les conservait dans des paniers d’écorce de bouleau que l’on enterrait dans des caches, recouvertes de mousse et de feuilles.

    Et ça soigne quoi?

    C’est l’espèce européenne, Vaccinium myrtillus, l’airelle myrtille, qu’on a étudiée et employée en médecine, mais comme les principes actifs sont essentiellement un pigment et des tanins, et que nos espèces sont bien pourvues tant de l’un que des autres, il n’y a pas de raison pour qu’elles n’aient pas les mêmes propriétés. Les Soeurs de la Providence écrivent d’ailleurs dans leur Matière Médicale : « On pense que l’airelle myrtille n’est qu’une même chose avec le petit fruit si bien connu des enfants sous le nom de « gueules noires » qu’on trouve dans nos bois. »

    Tant les baies que les feuilles ont été employées, mais leurs propriétés diffèrent sensiblement. Ainsi, seules les baies seraient antidiarrhéiques. En Suède, on en prépare traditionnellement un potage destiné à combattre la diarrhée. Mais c’est la décoction qu’on prescrit le plus souvent à cet effet. Elle se prépare à raison de 3 c. à soupe de bleuets séchés par demi-litre d’eau. Bouillir pendant 10 minutes et filtrer. Prendre plusieurs verres par jour. Selon le Dr Fritz Weiss, le mélange jus de bleuet et fromage quark serait particulièrement efficace contre les diarrhées d’été, les attaques aiguës de diarrhée, voire

    la dysenterie. Éviter de sucrer le jus.

    Attention toutefois : mangé cru et frais, en grandes quantités, le bleuet a exactement l’effet contraire, c’est-à-dire qu’il est laxatif!

    Pour faire passer la pilule aux enfants, on réduit les bleuets séchés en poudre, on passe cette dernière au tamis et on en fait une décoction qu’on cuira à petits bouillons environ 3 minutes. Il paraît qu’ils aiment bien.

    À cause de son astringence, la décoction de bleuets est également utile dans les inflammations de la cavité orale. On l’emploie en rince-bouche. Selon le Dr Jean Valnet, la feuille, tout comme la baie d’ailleurs, serait un des plus puissants anticolibacillaires actuellement connus, ce qui a été confirmé

    récemment lorsqu’on a découvert qu’elle était tout aussi apte que la canneberge à soigner la cystite provoquée par la présence accidentelle de E. coli dans

    l’appareil urinaire, particulièrement dans les premiers stades de l’infection ainsi qu’en prévention chez les personnes souffrant de cystite récurrente.

    Elle serait également utile aux femmes souffrant de crampes menstruelles, son pigment ayant un effet relaxant sur les muscles lisses.

    Le bleuet pourrait en outre prévenir la dégénérescence maculaire, affection qui frappe 10 millions d’Américains âgés de plus de 50 ans, et qui peut conduire à la cécité. D’ailleurs, on lui attribue depuis longtemps le pouvoir d’améliorer l’acuité visuelle, particulièrement la vision crépusculaire et nocturne.

    La feuille est réputée avoir une certaine activité antidiabétique quoique cette dernière soit relativement faible et ne permette pas de se passer d’insuline ou des autres médicaments habituellement prescrits à cet effet. Elle permettrait toutefois d’atténuer les troubles qui accompagnent cette maladie, notamment la rétinite et les angiopathies. Elle augmenterait en outre la résistance des capillaires sanguins. Athérosclérose, troubles de la circulation (hypertension artérielle, coronarites et fragilité capillaire) répondraient bien au traitement. On la prend en décoction à raison de 40 g de feuilles par litre d’eau. On fait bouillir 5 minutes et infuser 10 minutes. On peut prendre jusqu’à un litre par jour. La teinture se prend à raison de 50 à 100 gouttes, 3 fois par jour.

    On aurait également utilisé la décoction de racine à raison de 15 g à 20 g par litre d’eau en compresse sur les plaies pour les assainir et les cicatriser.

    On fera sécher les bleuets au soleil ou, en cas de pluie, au four ou dans un déshydrateur. Par contre, feuilles et racines seront séchées à l’ombre, comme il se doit.

    Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 1 Commentaire »

    La berce

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

    laberce.jpg

    Berces
    Heracleum sphondylium

    Cette belle plante, de la taille de l’angélique des bois (elle atteint 1,50 m, parfois plus), est commune dans les lieux frais, les prairies, au bord des routes, dans les clairières, de la plaine à l’étage montagnard. On la reconnaîtra » à ses grandes feuilles (jusqu’à 60 cm), composées de 3-7 larges folioles très irrégulièrement lobées-dentées, ondulées, poilues sur les deux faces, la supérieure verte et sombre, l’inférieure veloutée-grisâtre, à gros pétiole ouvert à la base en gaine rougeâtre embrassant la tige ; celle-ci, robuste, creuse, profondément cannelée et très velue-hérissée. Les grandes ombelles, à 15-30 rayons de taille souvent inégale, portent des fleurs généralement blanches, parfois rosées ; celles du pourtour de l’ombelle sont bien plus grandes que les autres et leurs pétales sont échancrés en V ; les fruits sont ovales, aplatis et bordés d’une aile étroite. La berce, plante variable, comprend en Europe neuf sous-espèces dont les propriétés seraient voisines. Il est préférable d’utiliser cependant la plus répandue d’entre elles, la sous-espèce sphondylium, à laquelle s’applique la description ci-dessus. La plante est bisannuelle (ou, parfois, brièvement vivace) et fleurit l’été de la deuxième année.
    On utilise la racine, les feuilles et les semences. On récolte la première de préférence au début du printemps, les semences à maturité; les feuilles s’emploient plutôt à l’état frais. Choisissez les plantes des lieux les moins humides.
    • Famille d’abord difficile, aux nombreuses espèces toxiques, les Ombellifères appellent la prudence : le recours aux flores détaillées est indispensable.
    PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
    • Usage interne
    La berce, appelée autrefois branc-ursine (« Patte d’ours »), dont Cazin disait déjà qu’elle méritait d’être étudiée, a été, voici quelques années, tirée du sommeil par des expérimentateurs modernes, dont le Dr Leclerc. Ce dernier a reconnu à la plante de nettes vertus aphrodisiaques qu’il a mises à profit avec succès dans plusieurs cas d’asthénie génésique (alcoolature des fruits, à fairemacérer dans leur poids d’alcool à 90° pendant 8 jours; agiter de temps en temps ; passer et filtrer ; 50 gouttes 3 fois par jour). La racine, en décoction à 20 g par litre, a servi de vermifuge et de remède des dyspepsies. Les recherches récentes du Pr R. Paris conduisent cependant à des perspectives plus intéressantes: la teinture des semences diluée dans du sérum physiologique s’est en effet montrée une bypotensiue remarquable (10 gouttes 3 fois par jour, dans l’hypertension). D’autres indications anciennes, tant comme antirhumatismale (emploi populaire de la racine dans l’arthrite déformante) que comme antiseptique urinaire (fruits), restent à vérifier (et la berce n’est pas le plus mal connu des simples O.
    • Usage externe
    La berce a été employée, dans les campagnes, comme résolutive (feuilles et racine fraîches broyées) et s’est montrée efficace sur les abcès, les engorgements lymphatiques, les furoncles, les ulcères, les piqûres d’insectes.
    USAGES DIVERS
    Acre et même un peu caustique, la berce a pourtant des usages alimentaires: cuites à l’eau, les jeunes pousses et feuilles font un légume savoureux. Ne récoltez que les plantes des sols non humides. Riche en sucre, la moelle des tiges est consommée en Sibérie, séchée et réduite en farine. La tige, les pétioles, les semences, après ébullition dans l’eau, ont servi, dans tout le Nord de l’Europe et jusqu’en Asie septentrionale, à fabriquer une sorte de bière acide (le pars! ou bartsh des Polonais, qui serait à l’origine du mot berce) par fermentation dans un tonneau : « Si on accumule les tiges et les pétioles brisés dans un tonneau et qu’on verse de l’eau pour couvrir le tout, après un mois de fermentation on en retire une masse d’un goût aigrelet, et assez agréable », dit Thore en 1803. De ce marc on tirait une liqueur très enivrante qui, selon Steller, jette dans la mélancolie, procure des songes affligeants, et affaiblit beaucoup. Bosc, qui a expérimenté un certain nombre de ces recettes, nous dit (1822) :  »J’ai désiré imiter les Kamtschatkales dans les préparations de la berce branc-ursine ; mais je n’ai pas réussi à en rendre les pétioles agréables et à en composer une liqueur potable. » Essayez; la plante est commune un peu partout.

    Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaire »

    La bardane

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

    bardane3.jpgbardane1.jpg

    NOMS COMMUNS :
    Bouillon noir, Napolier, Glouteron, Gratteau, Grateron, Grappon, Grippe copeau, Herbe à la teigne, Oreille de géant, Peignerolle, Pignet.CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
    polysaccharides dérivés du lévulose, substances insaturées antibacériennes.

    PARTIES UTILISEES :
    la racine

    UN PEU D’HISTOIRE :Elle fait la joie des enfants qui se bombardent ou décorent leurs vêtements avec ses fruits, hérissés de petits crochets, qu’ils appellent « balles collantes » et « boutons de pompier » ou « de mendiant ». Elle fait aussi celle des grandes personnes lorsqu’elles savent les services qu’elle peut leur rendre.
    Considérée à juste titre comme l’un des plus beaux spécimens de notre végétation indigène, la bardane est commune sous presque tous les climats (Virgile conseillait d’en débarrasser les prairies car elle est un mauvais fourrage) et s’accommode de tous les terrains.

    Ce sont les feuilles et la racine qu’on utilise en thérapeutique ou… en gastronomie : en effet, dans le midi de la France, en Italie, dans les pays scandinaves et au Japon, on déguste ses jeunes feuilles en salade et on mange sa racine, bouillie puis passée au beurre comme les salsifis; ce qu’en dit Robert Landry : « une valeur discrètement cotée à la bourse des gastronomes » n’est cependant pas tellement encourageant…

    En revanche, sa cote à la bourse des remèdes est confortable et ce depuis que le roi Henri III fut guéri, grâce à elle, de la syphilis disent les uns, d’une maladie de peau disent les autres, par son médecin Pena. Ce qui est certain, c’est que la bardane a permis au docteur Cazin de guérir effectivement un cas de syphilis tertiaire et qu’elle est un des meilleurs remèdes contre les affections cutanées.

    DESCRIPTION :La Bardane est une plante bisannuelle ou vivace à racine fusiforme, charnue, longue, de la grosseur d’un doigt, blanchâtre en dedans, brune en dehors. La tige, dressée, haute de 1 mètre et plus, est cylindrique, strièe, rougeâtre, ferme, épaisse, rameuse. Les feuilles sont très larges, un peu cordiformes, plus petites en s’élevant vers le sommet, un peu dentées sur les bords, d’un beau vert dessus, cotonneuses dessous. Les fleurs, violet-pourpre, sont groupées en petits capitules constituant une panicule terminale. Elles sont entourées d’un grand nombre de petites bractées étroites, rudes, imbriquées, dirigées dans tous les sens, terminées au sommet par un petit crochet recourbé à l’extérieur.

    CULTURE ET RÉCOLTE :Visible dans toute l’Europe, l’Asie, la Sibérie, le Japon, l’Amérique, la Bardane est absente de la région méditerranéenne. Sa culture se pratique à partir des graines dès leur maturité. N’attendez pas, semez-les tout de suite, en plein champ assez profondément, entre 30 et 40 centimètres. La racine de Bardane se récolte au printemps de la deuxième année, avant l’apparition des fleurs. Après l’avoir lavée et débarrassée des radicelles, coupez-la en rondelles, que vous mettez à sécher dans des endroits secs, aérés, chauffés si nécessaire.

    USAGES :La racine très allongée, riche en polyènes et acides-alcools détermine l’activité thérapeutique de la bardane. La bardane a une action dépurative de la peau par son rôle de draineur. Les acides-phénols favorisent l’élimination des toxines au niveau du foie (cholèrètiques) et des reins (diurétiques). De plus, les polyénes présents sont des antibactèriens et antifongiques (contre les champignons cutanés), renforçant l’action dépurative. La racine de bardane est donc utilisée à juste titre en cas d’acné, d’eczéma, de furoncle et d’autres affections de la

    peau. Son association avec la pensée sauvage permet une synergie d’action. La bardane est aussi utilisée en cas de diabète car on a constaté un effet normoglycémiant, permettant d’abaisser une glycémie trop élevé.

    INDICATIONS :- ACNÉ,
    - ECZÉMA,
    - FURONCLES,
    - STIMULATION DES FONCTIONS D’E’ LIMINATION DU FOIE ET DES REINS,
    - TRAITEMENT ADJUVANT DU DIABÊTE.

    Publié dans "B**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaire »

    L’aunée

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

    aune.jpgaunee1.jpg

    En provenance d’Europe et peut-être introduite, il y a fort longtemps, par Louis Hébert – premier apothicaire à exercer son métier en Amérique du Nord et à cultiver les plantes médicinales dont les colons avaient besoin pour se soigner – l’aunée ne s’est guère répandue chez nous tandis qu’aux États-Unis, elle s’acclimatait le long de la côte et dans les États du centre. Grande, forte et belle, elle peut atteindre, dans ses meilleurs moments, trois mètres de haut, quoiqu’elle se contente généralement du mètre, mètre et demi.

    Son nom

    hautelenium viendrait de Hélène, par allusion à la légende qui veut que la plante soit née d’une larme d’Hélène, l’hellénique fille de Zeus et de Léda, dont l’enlèvement, affirme-t-on, provoqua la guerre de Troie. Mais, on le sait, rien n’est jamais simple en matière de terminologie botanique. Ainsi « aunée » viendrait de l’ancien français « eaune », emprunté au latin populaire elena, lequel est une modification (par influence du nom propre Helena) du latin Helenium, emprunté au grec helenion. « Inule », « aunée », de même que le nom anglais elecampane (contraction de Enula campana, autre nom latin qu’on a attribué à la plante dans le passé), tous ces mots renvoient au helenium latin ou au helenion grec. En plus d’avoir l’impression de tourner en rond, on se retrouve en pleine confusion étant donné qu’il existe une autre plante portant ce nom, soit l’Helenium autumnale, qui appartient à la même famille et dont on attribue également l’origine à la célèbre demi-déesse grecque. Et pour arranger les choses, les soeurs de la Providence indiquent que la plante a déjà porté un autre nom latin, Gorvisartia helenium, dont je n’ai trouvé nulle trace dans les manuels de botanique moderne.

    Le nom vernaculaire d’« oeil de cheval » renvoie probablement au fait qu’on l’a longtemps utilisée pour soigner les chevaux, bien qu’il ne s’agissait pas de maladies oculaires, mais pulmonaires. Qu’elle puisse aussi s’appeler « Plante à escarres » et « panacée de Chiron », on comprend – chacun sait que Chiron était un centaure médecin, n’est-ce pas? -, mais le nom de « lionne »? S’agit-il d’une simple déformation phonétique? Mes sources restent coites à cet égard. Quant au sens d’« aromate germanique », on suppose qu’il relève d’un usage assez important de la plante en Allemagne.

    Et ça se mange?

    L’aunée produit un gros rhizome fortement aromatique qui se mange après l’avoir fait cuire dans plusieurs eaux, histoire d’atténuer un peu sa saveur. On peut le râper pour parfumer salades de fruits, gâteaux, desserts ou liqueurs. Où, on peut le couper en morceaux et le confire dans un sirop de sucre. Ainsi préparé, il est censé faciliter la digestion. Les belles fleurs jaunes peuvent être employées en garniture dans divers plats. Les jeunes feuilles encore tendres se mangent après avoir cuit dans l’eau. Mais puisque les fêtes s’en viennent, pourquoi ne pas renouer avec la tradition et préparer un fabuleux gâteau aux herbes et aux fruits confits? Voyez notre recette dans Documents associés.

    Et ça soigne quoi?

    Selon le docteur Jean Valnet, l’aunée est une des plantes les plus précieuses. Antiseptique calmant, asséchant des voies respiratoires, elle a servi à soigner tout ce qui s’appelle bronchite, toux, tuberculose pulmonaire, asthme bronchique, quoiqu’elle ne serait pas tellement efficace pour l’asthme ordinaire. Tonique, diurétique, diaphorétique, emménagogue, elle a également soigné les néphrites, l’anémie, la fatigue générale, les règles douloureuses ou l’absence de règles, les pertes blanches, les parasites intestinaux, la diarrhée, la goutte ainsi que, par voie externe, les dermatoses, les prurits, les ulcères, les escarres et la trachéite. Riche en inuline, un sucre non assimilable, elle serait utile aux diabétiques, tout comme, d’ailleurs, les autres plantes de la famille des composées qui en renferment. La chicorée sauvage, ou barbe-de-capucin, notamment.

    - Au nez et à la barbe des capucins, vous dites?
    - Pardon?
    - Oui, la tisane, on la prend au nez et à la barbe des capucins?
    - Ah! Ah! Vraiment très drôle!
    - En passant, vous savez que l’équivalent latin de « capucin » était
    cappuccino?

    - Oh! Joli! À cause du capuchon, je suppose?
    - Du capuce, plus précisément, un capuchon taillé en pointe.
    - Fascinant, mais on dérive pas mal, il me semble.

    On prend l’aunée sous forme de décoction à raison de 10 à 20 g par litre d’eau; une tasse avant chaque repas. Ou sous forme de teinture à raison de 15 à 20 gouttes, quatre à cinq fois par jour. Séchée et réduite en poudre, la racine peut se prendre telle qu’elle à raison de 2 à 10 g dans un liquide quelconque, une tasse de bouillon de poulet, par exemple.

    Si vous avez eu la bonne idée de faire sécher du millepertuis et du lierre terrestre en saison, vous pourrez préparer une potion destinée à soigner les bronchites et la toux qui risquent de se manifester durant l’hiver, en mélangeant les trois plantes à parts égales et en infusant le tout dix minutes à raison d’une cuillère à thé par tasse d’eau. Prenez trois tasses par jour, avant ou après les repas.

    Pour soigner les maladies cutanées, particulièrement les prurits, on lave la partie atteinte avec une décoction préparée à raison de 30 g par litre d’eau.

    En Chine, on se sert des fleurs de l’Inula japonica pour soigner l’asthme et la bronchite accompagnée d’un trop-plein de mucus, ainsi que les vomissements et le reflux acide.

    On la trouve où?

    Occasionnellement dans les environs de Montréal et de Québec, ou en Gaspésie. Elle préfère les lieux humides. Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez la cultiver. Vous avez le choix entre la variété ordinaire, bien adaptée à nos climats, et Goliath, une variété à grosses fleurs spectaculaires, qui est toutefois moins rustique et, par conséquent, nécessite une protection de paille ou de feuilles mortes durant l’hiver.

    Sirop d’aunée pour la grippe et la toux

    Marie Richardson, Tewkesbury

    L’aunée est une plante en provenance d’Europe et qui aurait été introduite ici par Louis Hébert, premier apothicaire à exercer son métier en Amérique du Nord et à cultiver les plantes médicinales dont les colons avaient besoin pour se soigner. On en retrouve parfois dans les environs de Montréal et de Québec, ou en Gaspésie. L’aunée a servi traditionnellement à soigner tout ce qui s’appelle bronchite, toux, asthme bronchique, quoiqu’elle ne serait pas tellement efficace pour l’asthme ordinaire. Il y a une base pharmacologique à ce remède, mais on manque de données cliniques pour conclure à son efficacité.

    Recette : Faites mijoter la racine d’aunée dans l’eau. Filtrez régulièrement et ajoutez ensuite du miel ou du sucre.

    Explication : L’aunée est une plante des plus précieuses. C’est un antiseptique calmant et un asséchant des voies respiratoires. 

    Attention : Comme pour la camomille, plante de la même famille, l’aunée peut provoquer des allergies et des dermites de contact.

    Publié dans "A**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | Pas de Commentaire »

    L’angélique archangélique

    Posté par eurekasophie le 25 septembre 2008

    anglique2.jpganglique1.jpganglique.jpg

     » Irritabilité, agressivité, nervosité.
     » Crises de colère.
     » Tendance dépressive.
     » Troubles de la concentration.
     » Insomnie.
     » Léthargie.
     » Fatigue intense.
     » Rétention hydrique (œdème).
     » Prise poids.
     » Lombalgies.
     » Vertiges, palpitations.
     » Ballonnements, constipation.
     » Nausées.
     » Migraines.
     » Tension des seins douloureuse.
     » Sensibilité douloureuse de l’utérus.
     » Sensibilité douloureuse des ovaires.
     » Pesanteur pelvienne.
    L’angélique permet la régulation naturelle de ce syndrome.

    L’angélique contribue activement et rapidement à restaurer le bien être, dans une harmonieuse vitalité qui gomme les déséquilibres perturbateurs propres aux troubles du cycle féminin.
    Grâce à l’angélique, la femme reste active et tonique 28 jours sur 28 !

    Atténuation des troubles de la ménopause

    La ménopause désigne l’arrêt des règles chez la femme, aux alentours de l’âge de 50 ans. En vérité, il s’agit de toute la, période qui précède (pré-ménopause) et qui suit cette interruption, dite péri-ménopause.

    La ménopause pose 3 types de problèmes :
     » Sur un plan local (purement gynécologique).
     » Sur un plan général (bouleversement endocrinien ayant des retentissements multiples sur l’organisme).
     » Sur un plan psychologique (étape de l’existence très difficile).
    La ménopause est précédée d’un vieillissement progressif des ovaires et en corollaire d’un tarissement de la sécrétion d’œstrogènes et de progestérone.Les symptômes sont multiples :
     » Bouffées de chaleur nombreuses et fort gênantes (et sueurs induites, dues à une instabilité vasomotrice).
     » Irritabilité, nervosité excessive, insomnie.
     » Vertiges, palpitations.
     » Grande lassitude générales.
     » Prise de poids.
     » Atrophie vulvaire.
     » Sécheresse vaginale.
     » Fléchissement de la libido.
     » Dépression nerveuse.
     » Ostéoporose.
     » Angoisse de vieillir.

    Le traitement prophylactique de la ménopause se fonde sur la prise d’œstrogènes et de progestérone qui sont prescrits par les gynécologues. C’est le  » tristement célèbre  » THS (traitement hormonal de substitution) dont les effets iatrogènes sont aujourd’hui l’objet d’innombrables mises en garde de la communauté scientifique à cause des risques de cancer du sein qui ont sensiblement augmentés.C’est la raison pour laquelle nombre d’études cliniques en double aveugle (avec placebo) concernant les THS, dans le monde, ces dernières années, ont été interrompues avant leur terme.
    Heureusement, la phytothérapie permet une réelle alternative naturelle aux traitement hormonaux de substitution avec une totale innocuité, sans danger, sans effet secondaire.

    La plante « élue » des médecins traditionnels chinois, prescrite aux femmes vivant mal leur ménopause est l’angélique.
    L’angélique contribue à gommer en douceur les effets perturbateurs de la ménopause, en toute sécurité, ce qui est précieux pour la femme qui traverse cette période difficile.

    Stimulation de la libido de la femme

    L’absence de désir sexuel (anaphrodisie) et l’incapacité de parvenir à l’orgasme (frigidité) sont caractéristiques de la libido féminine.
    Ce sont deux pathologies distinctes, mais associées au sein d’une seule dénomination: « troubles des fonctions sexuelles de la femme ».
    On distingue deux « composantes »: L’inhibition de l’excitation (avant l’acte) et l’inhibition du plaisir (pendant l’acte). Ces troubles concernent également le manque de lubrification vaginale et le défaut d’intumescence vaginale (gonflement lié au coït).

    Les principales causes de ces troubles sont multiples:

     » Facteurs psychologiques.
     » Stimulation sexuelle inadéquate du partenaire masculin.
     » Mésentente conjugale.
     » Etat dépressif.
     » Stress.
     » Manque de préliminaires voluptueux.
     » Association de la sexualité et du péché.
     » Association du plaisir et de la culpabilité.
     » Peur des rapports (coït douloureux, difficile).
    Mais il y a aussi :
    - Des causes « physiques » par exemple une cystite chronique, une vaginite, le diabète, une dystrophie musculaire…
    - La prise de certain médicaments: contraceptifs oraux, hypotenseurs, tranquillisants, somnifères…
    - Les conséquences d’un acte chirurgical (par exemple), mastectomie peut avoir un retentissement négatif sur l’image de soi et une incidence sur la sexualité).
    - Les causes liées au vieillissement, avec des modifications physiologiques, par exemple l’atrophie de la muqueuse vaginale, le tarissement progressif de la lubrification et le défaut de congestion vasomotrice, après la ménopause.
    - Les causes évoquées en psychiatrie: peur de s’abandonner à une situation qui implique la dépendance vis à vis du partenaire, peur de la perte de son contrôle, fixation incestueuse qui ramène à son père, angoisse de l’abandon…

    Dans tous les cas, quelle que soit la cause, il y a un « remède » 100% naturel qui stimule cette libido défaillante, Angelica sinensis, cette merveilleuse racine d’angélique chinoise qui a été véritablement « conçue » pour l’équilibre et l’épanouissement sexuel de la femme.

    Les chinois ont une connaissance de la sexualité féminine d’une subtilité fabuleuse à nos yeux d’occidentaux. La transmission orale des bonnes « pratiques » sexuelles se transmet en chine de génération en génération: ce sont les grand-mères qui initient leurs petites filles.
    Dans les livres de médecine et dans les matières médicales comprenant les remèdes de tradition populaire, la sexualité occupe une large place.
    Ainsi, dans la « somme » de référence véhiculant les fondamentaux du Taoïsme, ouvrage nommé « Annales de la dynastie des Souei »(581- 617) Les pratiques sexuelles sont présentées comme le moyen d’acquérir l’immortalité et de prolonger la vie, le principe femelle (YIN) et mâle (YANG) étant indissolublement liés.

    Et qu’elle plante médicinale, croyez- vous, que cet ouvrage conseille de donner aux femmes frigides? « L’angélique  »

    L’angélique chinoise est une plante très active.
    Cela induit certaines précautions d’emploi.
    Elle est contre-indiquée :
    - Aux fillettes, jusqu’à leur puberté.
    - Aux femmes enceintes.
    - Aux femmes qui allaitent.
    - Aux femmes ayant un fibrome utérin.
    Elle est déconseillée avec prise simultanée de médicaments anticoagulants :
    - Aux femmes qui ont des règles très abondantes.
    - Avant une exposition au soleil (elle a une action photo sensibilisante).
    Présentation : Boîte de 30 ampoules de 10 ml.

    L'angélique archangélique dans Utilisation : Il est recommandé de faire une cure de 1 mois tous les 6 mois.

    Publié dans "A**", Mon repertoire des plantes les moins usitees | 4 Commentaires »

     

    Quantum SCIO |
    Le Mangoustan |
    actumed |
    Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Violence conjugale
    | Psychothérapeute PAU
    | Soleil levant